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Plaidoyer pour Julie Graziani, par Lotfi Hadjiat

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Une journaliste chrétienne a soulevé il y a peu une question intéressante, celle de la responsabilité. En soulignant que la responsabilité est le pendant nécessaire et inéluctable de notre liberté. La responsabilité est en effet le prix douloureux de la liberté. La condition humaine est douloureuse en cela que nous sommes responsables du moindre de nos actes, de la moindre de nos paroles, de nos pensées, de nos choix, et que nous ne pouvons pas nous libérer de cette responsabilité, quoi que nous fassions. Cette condition douloureuse est là pour éprouver l’âme humaine, l’expier, la purifier. Tel est en tous cas le point de vue de cette journaliste qui croit en l’âme, la belle Julie Graziani. Voici en effet ce qu’elle disait de l’âme le 31 juillet 2015 sur son compte Twitter : « Aujourd’hui l’Islam nous repose la question de notre âme que le nihilisme de 68 avait relégué dans un coma spirituel profond. Et c’est bien ».

Si on ne croit pas en l’âme, on en vient effectivement à vouloir jouir de sa liberté débarrassée de toutes responsabilités. Héritage maudit de 68. Mais tout se paie, en bien comme en mal. Le bon Louis-Ferdinand Céline écrivait : « Rien n’est gratuit en ce bas monde. Tout s’expie, le bien comme le mal, se paie tôt ou tard. Le bien c’est beaucoup plus cher forcément ». Voilà la triste et dure réalité, tout se paie, en bien comme en mal, « quiconque fait un bien fût-ce du poids d’un atome, le verra et quiconque fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le verra » dit la sourate de La secousse dans ses derniers versets, sagesse immortelle, sophia perennis… Les hindouistes considèrent que tout ce qui nous arrive dans la vie terrestre est le résultat, la rétribution de nos actes passées, de nos vies passées, en bien comme en mal, et que pour se libérer de cette expiation douloureuse interminable, il faut se tourner et revenir pleinement vers le Souverain Créateur. En islam, on n’échappe pas non plus à la responsabilité de notre liberté et aux conséquences parfois douloureuses de cette responsabilité, mais le pardon est divin, et le Souverain Créateur est le meilleur protecteur, le meilleur secoureur, le meilleur guide (comme chez les chrétiens d’ailleurs), dès lors que l’on se repent auprès de Lui, que l’on implore Son pardon, que l’on s’en remet à Lui et qu’on Le loue, cependant, pour recevoir Ses secours et Son aide encore faut-il accepter de les recevoir, de les accueillir sous quelques formes qu’ils se présentent… sans a priori, sans préjugés, sans présupposés dogmatiques… les accueillir comme un enfant accueille la vie. La responsabilité, le pardon, le secours sont des notions éminemment religieuses, et absolument pas libérales ! Demander secours au Divin est compréhensible, demander secours à Macron est incompréhensible, car se plaindre à Macron, lui demander de l’aide, des miettes, à lui ou à l’État maçonnique usuraire, à cet État vampire qui jusqu’à la mort nous épuise et nous vide de notre sang pour s’engraisser, qui veut nous convaincre à toutes forces que l’âme n’existe pas, qu’il faut seulement profiter de cette vie en consommant incessamment sans se soucier de cette foutaise d’âme, et que l’Amour éternel n’existe pas, c’est comme une victime qui demanderait à son bourreau de l’aider à respirer avant d’être guillotinée. « Faire confiance aux hommes, c’est déjà se faire tuer un peu », disait encore le bon Céline. J’aimerais vous confier ici ma devise, épouvantablement abrupte, mais qui est la mienne, et que je chérie : ne s’en prendre qu’à soi-même et s’en remettre à Dieu. Voilà ce que voulait dire sans doute, un peu maladroitement peut-être, cette beauté sans fard : Julie Graziani.

Revenons pour finir à cette notion cruciale de responsabilité, faut-il tirer à balles réelles dans le crâne de démons chiés par l’Enfer ? Ou faut-il considérer qu’ils sont seulement de pauvres victimes qu’il faut traiter avec douceur et clémence ? Ça me coute vraiment de ne pas donner complètement tord à une hystérique professionnelle qui pour mieux défendre ses convictions s’est faite refaire la façade… car j’ai tendance à penser que des jeunes qui attaquent brutalement des pompiers venus sauver des vies, ou qui pratiquent les « tournantes » dans des caves en y séquestrant plusieurs jours une malheureuse qu’ils nourrissent de fromage avarié pour finalement la découper en morceaux pour ne pas qu’elle parle, ou qui tuent à coups de couteau des personnes âgées de 80 ans pour leur piquer leur porte-monnaie, ou qui tendent des embuscades, des guet-apens pour buter du flic, pour se marrer, sont des démons chiés par l’Enfer. Mais le plus terrible dans tout ça, c’est quand ces démons croient revenir dans le droit chemin en s’engageant dans le djihadisme daéchien… et qui, pour obtenir la gloire, se filment en train d’égorger leurs prochains… Perdition absolue… Apocalypse imminente.

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