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Et l’inné vaincra l’acquis, par Lotfi Hadjiat

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Je voyais la gloire comme la récompense de la vertu, je me fourvoyais. La gloire n’est que l’ombre de la vertu, disait Sénèque.

 

Faire rayonner la vertu comme un soleil. Et penser à acheter le pain.

 

La plus belle des vertus consiste à reconnaître celle des autres. Même au bistrot.

 

De quoi notre vie est-elle l’ombre ?

 

Il y a deux sciences : celle qui s’acharne vainement à articuler la logique de l’ombre, et celle qui nous ramène à la vie dans toute sa clarté.

 

Notre vie ne nous tourmente finalement que par défaut de clarté.

 

La plus insondable clarté rime plus avec douceur qu’avec rigueur.

 

La plus insondable douceur ne rime avec rien de connu, ni avec rien d’inconnu.

 

Apporter la lumière ne suffit pas, il faut l’enraciner, après avoir déraciné les ténèbres. Agriculture sacrée.

 

La science exclusive des hommes veut abolir la vieillesse, la maladie, la souffrance, la mort… c’est-à-dire tout ce qui fait les épreuves et les expiations de la justice divine… Au fond, cette science qui prétend pallier les imperfections de la nature, les corriger, ne veut en réalité qu’une seule chose : abolir la justice divine !… folie héritée de Caïn… la plus aveugle de toutes les folies aveugles…

 

Par l’acquis de la science, Caïn s’obstinait, vainement, dans sa rebellion contre la justice divine. En hébreu, « Caïn » veut dire « l’acquis », et « Israël » veut dire « rébellion contre le divin ». Il se trouve que Caïn et Israël étaient la même personne.

 

« Avec l’homme, l’acquis a pris le pas sur l’inné », disait Yves Coppens. Je dirais plutôt : « Avec Caïn… ». Caïn-Israël. L’inné  (Abel) n’a jamais voulu éliminer l’acquis (Caïn), c’est plutôt l’inverse.

 

Ce n’est pas tant le « retour du réel » qui nous édifiera mais le retour de l’inné, le retour du divin.

 

Depuis Caïn, l’inné est considéré comme le lieu de l’erreur, du faillible, de l’imparfait, de l’incomplet (comme dit Jacque Attali), « intrinsèquement hostile à l’homme » (dit Attali), mais au fond, ces erreurs, ces imperfections ne sont que les manifestations d’épreuves divines sur le long chemin d’expiation de l’homme. Le fameux samsāra…

 

Il n’y a pas liberté sans responsabilité, et donc sans expiation. Vouloir abolir la douloureuse expiation par la science, c’est donc vouloir abolir la responsabilité, et donc la liberté corrélative. Voilà ce qui amène à la tyrannie sanitaire, et à la tyrannie tout court.

 

La seule science éclairante est celle qui nous permet de connaître, de comprendre et d’accepter finalement l’infaillible justice divine.

 

Chercher la « vérité » c’est au fond chercher un « infaillible », que j’appellerais « l’infaillible logique », qui n’est lui-même qu’un aspect de ce que j’appellerais « l’infaillible moral ».

 

La science exclusive est l’ultime égarement en cela qu’elle ne cherche que « l’infaillible logique » tout en excluant complètement « l’infaillible moral ».

 

Désirer « l’infaillible moral » c’est désirer Dieu, l’ineffable infaillible.

 

L’infaillible moral n’est pas une rigueur insoutenable c’est au contraire une béatitude infinie.

 

Ne nous méprenons pas, le Créateur de nos jours ne souhaite qu’une chose, que nous nous réconcilions avec Lui.

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