Accueil Non classé Le messianisme scientifique, par Lotfi Hadjiat (vidéo de la conférence + itw)

Le messianisme scientifique, par Lotfi Hadjiat (vidéo de la conférence + itw)

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Bonjour à toutes, bonjour à tous,
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Je suis très heureux de partager cette conférence avec vous. C’est une question cruciale que nous allons aborder aujourd’hui. J’aimerais en effet vous parler de la crise de la science moderne qui s’obstine fanatiquement dans ses prétentions sans limites, car cette science est bel et bien en crise aujourd’hui, et elle l’est plus que jamais avec cette pandémie spectaculairement scandaleuse que nous vivons maintenant depuis plus de deux ans. On pourrait penser que cette crise n’est due finalement qu’à la corruption de certains scientifiques, de certains laboratoires et de certains décideurs économiques et politiques, mais la crise de cette science me semble plus profonde et m’a amené à chercher dans les fondements mêmes de cette science les germes de cette crise, et à y trouver une idéologie messianiste, qui promet le bonheur et le salut à l’humanité, qui lui promet de la sauver de la mort.
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La science transhumaniste aujourd’hui a pour objectif officiel l’immortalité charnelle. Au point que cet objectif d’immortalité sonne désormais comme une promesse avec son slogan officiel : « Faire mourir la mort ». C’est une promesse messianique ! Nous sauver de la mort. Mais voyons bien que cette promesse transhumaniste se retrouve à l’identique dans la Genèse biblique, au tout début de la Torah où on retrouve en effet la même promesse par la voix du Serpent de l’arbre défendu, qui va séduire Ève en lui promettant lui aussi l’immortalité par la science, interdite tyraniquement par Dieu ; et Ève, doutant de l’immortalité de son âme, croit alors à cette promesse d’immortalité qui ferait d’elle l’égal de Dieu ; et en croyant à cette fausse promesse du Serpent, son âme chute et se retrouve enchaînée au corps mortel. Et Ève devint mortelle. Ce soi-disant « arbre de science » était donc l’arbre de la mortalité, l’arbre de mort. Voilà pourquoi son fruit était défendu. Dieu ne nous a jamais interdit la connaissance émancipatrice, le fruit défendu n’était rien d’autre que le fruit chatoyant de l’ivresse charnelle du corps périssable qui s’enlise dans la connaissance du périssable, inexorablement, jusqu’à la mort. La promesse transhumaniste signerait donc le retour de la promesse du Serpent, promesse du salut par la science. On trouve une histoire semblable dans la mythologie sumérienne, bien avant la Torah, avec Enki, le dieu-serpent, créateur de l’homo-sapiens, l’homme de sapience, l’homme de science, l’homme de l’arbre de science… Enki, chassé de l’assemblée des dieux, devint, comme son nom l’indique, le seigneur de la Terre, En/Seigneur, Ki/Terre, tout comme Lucifer déchu, symbolisé par le Serpent, devint le prince de ce monde ici-bas, le monde du périssable. Ce mythe sumérien hagiographique décrit le Serpent Enki comme le guide prométhéen qui a fait naître la science pour sauver les hommes des dieux tyranniques. Y aurait-il donc un lien entre la naissance de la science et ce messianisme plurimillénaire du Serpent, qui laisserait penser que le ressurgissement de cette promesse par la science moderne annonce finalement la mort de cette science ?
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Avant que le Serpent fasse sa promesse à Ève, Adam enseignait la sagesse de l’arbre de vie, la sagesse qui accepte la mort. Adam fut le premier qui révéla l’arbre de vie à l’humanité. Adam fut le premier prophète, le premier brahmane. Pour résumer, l’arbre de vie c’est l’esprit, et l’arbre de science c’est le corps. Et pour que l’âme impérissable se libère du corps périssable, elle doit donc accepter la mort charnelle et retrouver sa nature spirituelle en cheminant vers l’arbre de vie. Cette sagesse inspira la philosophie de Platon plusieurs millénaires plus tard. Adam enseigna que seul l’arbre de vie peut nous faire atteindre le point de vue de l’esprit et de l’éternel, et que l’arbre de science, l’arbre de mort, nous cantonne au point de vue du corps. Chez Adam, le point de vue de l’esprit n’est pas une logique rationnelle, c’est plutôt la pensée du cœur qui accepte la vérité de la mort, la pensée qui conquiert du sens par l’imagination en transfigurant la mort, et qui ouvre le cœur à la contemplation de l’unité jusqu’à l’union effective avec l’amour divin. Mais malheureusement, Adam céda à la ruse du Serpent, et fut détourné de l’arbre de vie vers l’arbre de mort ; détourné de la pensée de l’esprit et du cœur pour tomber dans la pensée du corps, la pensée qui nous rend mortel finalement, la pensée rationnelle qui nous attache au corps périssable qui n’accepte pas la mort, au corps soucieux de sa survie, de sa sécurité. Et la sécurité parfaite pour le corps c’est l’immortalité charnelle. La science rationnelle est donc une logique sécuritaire issue de la déchéance de la sagesse dans les passions du corps, dans cette passion folle qui consiste à rejeter la vérité de la mort, à rejeter la vérité de la vie spirituelle et à rejeter donc l’arbre de vie ; cette déchéance de la sagesse dans les besoins du corps périssable produisit ainsi la logique rationnelle. L’illustre David Hume, philosophe écossais, montra que toutes les opérations logiques de l’esprit (déduction, induction, principe de cause à effet… ) viennent, directement ou indirectement, d’habitudes de perception du corps, et ne sont donc pas des nécessités logiques ; cette science rationnelle n’est donc capable que de vérités relatives, contradictoires et réfutables, comme disait Karl Popper. Bien-sûr, la médecine moderne soigne et elle doit continuer de le faire, mais elle soigne le corps comme un mécanicien répare un tracteur. La médecine devrait soigner le corps en vue de soigner l’âme. Socrate ne recommandait-il pas à Alcibiade de prendre soin de son âme. À quoi bon soigner le corps quand l’âme est fourvoyée. Et l’âme est fourvoyée tant qu’elle a l’orgueil de rejeter la vie spirituelle et éternelle de l’arbre de vie.
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La science serait donc née du détournement de l’arbre de vie vers l’arbre de mort ; la science n’est pas innocente. Rien n’est moins innocent que la science. Il faut bien voir que le doute, l’imagination et l’intuition de l’unité proviennent de l’arbre de vie, et ces 3 facultés se sont en quelque sorte misent au service du corps. Tout comme le grand sage Adapa/Adama/Adam, se mit au service du dieu-Serpent Enki. Adam fut sans doute le grand prêtre de l’île de l’Atlantide, l’homme civilisateur qui apporta l’écriture, les arts et les sciences aux hommes, selon un mythe sumérien rapporté par Bérose, un prêtre babylonien du IIème siècle avant J.-C. Adam/Adapa, l’homme qui venait de la mer et que les sumériens représentaient d’ailleurs avec une queue de poisson. Alors que le dieu Enki était représenté avec une queue de Serpent. En Atlantide, le fameux Paradis perdu, Adam, après sa chute, continua de prêcher l’arbre de vie, orientant la science naissante vers l’arbre de vie. Mais fut finalement supplanté par l’influence de ce personnage éblouissant du Serpent, incarnation de Lucifer déchu, qui se faisait passer pour Dieu, le dieu Enki précisément ; les enseignements d’Adam furent donc supplantés par les développements périssables de la science, dont les excès finirent par emporter l’île.
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Finalement, il n’y a pas une science mais 3 directions différentes de la science. Une bonne direction qui nous conduit à l’arbre de vie, une mauvaise direction qui nous conduit à l’enlisement dans le monde du périssable, et enfin une démoniaque direction orientée vers la promesse du Serpent. La bonne direction enseignée par Adam se déploie selon une sagesse, la mauvaise direction selon une dialectique négative, et la direction initiée par le Serpent selon un messianisme. La lignée spirituelle d’Adam perpétua donc la science portée par la sagesse de l’arbre de vie, que l’on retrouve notamment dans la religion hindouiste, c’est le fameux arbre des chakras ; les 4 chakras supérieurs correspondant selon moi à l’arbre de vie, et les 3 chakras inférieurs à l’arbre de mort. Pour être plus précis, ces deux arbres sont reliés l’un à l’autre par le chakra du cœur. C’est par le cœur qu’on déchoit de l’arbre de vie vers l’arbre de mort, c’est par une faute du cœur qu’Adam a chuté dans l’arbre de mort, parce qu’il avait trahi sa fidélité à Dieu. Et c’est également par le cœur, par la vertu du cœur que l’on remonte de l’arbre de mort vers l’arbre de vie. Les chakras supérieurs sont situés respectivement au niveau du cœur (siège de la bonne foi), puis au niveau de la gorge qui correspond au verbe (siège de la vérité), puis au niveau de l’espace entre les yeux qui correspond à la contemplation (siège de l’harmonie), et enfin au niveau de la fontanelle qui correspond à l’unité (siège de l’union avec le divin). Lorsque le Christ évoque le royaume des cieux, les cieux correspondent aux 4 chakras supérieurs. Lorsque Moïse reproche aux israélites de ne pas pratiquer la circoncision du cœur, il parle de l’ouverture du chakra du cœur. Et quand dans la sourate 49, il est reproché aux bédouins que la foi n’a pas transpercé leur cœur, il s’agit aussi du chakra du cœur. La loi de l’arbre de vie est donc cette fameuse loi morale en nous qui fascinait Kant, cette loi morale en nous qui nous inspire l’intuition du divin et l’intuition morale. Quant aux trois chakras inférieurs, ils correspondent donc à l’arbre de mort, l’arbre de science, l’arbre de la connaissance du bien et du mal qui nous soumet au karma comptabilisant le bien et le mal, karma qui nous enchaîne au samsara, le cycle infernal des renaissances charnelles successives. Ces 3 chakras inférieurs se situent respectivement au niveau du nombril (siège de l’égo et du narcissisme), puis au niveau des parties génitales (siège de l’ivresse charnelle et de la confusion), et enfin au niveau du périnée (siège de l’enracinement au matériel), ils représentent donc bien l’attachement au corps périssable. C’est finalement dans ces 3 chakras inférieurs que se trouve enfermée la science moderne, et à ces 3 chakras qu’elle nous ramène et nous réduit, nous privant donc des 4 chakras supérieurs constituant l’arbre de vie ; précisons que tous ces chakras sont situés sur la colonne centrale, le fameux « nadi sushumna », qui coïncide avec la colonne vertébrale. La seule possibilité de sortir de l’enchaînement à l’arbre de mort, c’est d’orienter notre esprit vers l’arbre de vie, en passant le chakra du cœur. Il n’y a pas d’autres possibilités ; la promesse séduisante du Serpent, la promesse d’immortalité charnelle par la science est une fausse promesse, puisque la chair est périssable. Mais malheureusement, le messianisme scientifique du Serpent triompha finalement de la science orientée vers l’arbre de vie.
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Venons-en justement à la lignée du Serpent qui perpétua la science orientée vers le messianisme du Serpent. Après la chute de l’Atlantide, cette lignée se perpétua tout particulièrement avec Caïn. Comme chacun le sait, Caïn assassina son frère cadet Abel par jalousie, par orgueil. Caïn était le fils charnel d’Adam mais le fils spirituel du Serpent, symbolisant Lucifer déchu, déchu de l’unité vers la dualité. De Lucifer déchu, Caïn hérita la rébellion d’orgueil contre la justice divine et l’ordre divin. Caïn incarnait l’obstination à ne pas accepter le jugement divin et la souveraineté divine. Caïn et sa postérité, la postérité du Serpent, affirmèrent la science comme puissance pour défier la souveraineté divine ; Caïn fut par exemple le bâtisseur de la première cité fortifiée, Eridu, à Sumer, et Tubal-Caïn, arrière-arrière petit fils de Caïn, fut le premier à forger des armes, toujours à Sumer. Quant à Nemrod (descendant de Caïn lui aussi), sans doute Sargon d’Akkad, Sargon le Grand, il édifia Babylone l’orgueilleuse et sa tour. Aujourd’hui, comme en écho à Caïn, la science défie plus que jamais la souveraineté divine en cherchant à faire mourir la mort, à réaliser la promesse pourtant fausse du Serpent ; la science est ainsi tombée dans une folie sans limite, en refusant obstinément de reconnaître l’intelligence divine et en croyant fanatiquement au hasard, en particulier concernant l’apparition pourtant miraculeuse de la vie sur Terre, dans sa complexité native inouïe, la molécule d’ADN… La civilisation de Caïn à Sumer fut la civilisation de l’arbre du Serpent, et elle fut malheureusement le modèle de toutes celles qui suivirent. Plusieurs millénaires avant la civilisation grecque, les sumériens résolvaient certes des équations du second degré et calculaient les racines carrées, mais pratiquaient déjà l’usure. La lignée de Caïn fut la plus orgueilleuse, la plus obstinée dans la transgression et la rébellion contre Dieu, comme l’a relaté l’historien juif Flavius Joseph dans son livre, Antiquités judaïques.
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Après la chute de Sumer, cette lignée maudite se mêla à la communauté juive naissante et l’infecta de sa transgressivité sans limites ; en hébreu, « Isra-ël » veut dire littéralement « rébellion contre Dieu » ; en réalité, Israël est le nom véritable de Caïn. N’oublions pas que le shekel était la monnaie sumérienne. Et c’est cette postérité du Serpent, cette lignée de Caïn qui, comme par hasard, constituent les figures tutélaires de la franc-maçonnerie, Caïn, Henoch fils de Caïn, Tubal-Caïn, Nemrod, et Hiram, l’architecte du Temple de Salomon. Et c’est vraiment par hasard que la kabbale juive se trouve être l’idéologie profonde de cette franc-maçonnerie qui substitua la Raison universelle à Dieu, en s’appuyant opportunément sur Kant puis plus tard sur les néokantiens, faisant finalement triompher l’athéisme… Et c’est vraiment mais vraiment par hasard que cette franc-maçonnerie détruisit l’Église dépositaire de l’arbre de vie, pour remplacer celui-ci par l’arbre des Sephiroth de la kabbale juive, c’est-à-dire l’arbre du Serpent. Et c’est vraiment, mais vraiment, vraiment par hasard que, sur la colonne centrale de cet arbre des Sephiroth, il n’y a pas l’arbre de vie, qu’il n’y a pas les 4 degrés constituant l’arbre de vie ; effectivement, sur cette colonne centrale des Sephiroth, on ne trouve ni Sephira du coeur, ni Sephira du verbe, ni Sephira de la contemplation, ni Sephira de l’unité. Dont le défaut induit donc l’absence de bonne foi, c’est-à-dire la mauvaise foi à toute épreuve, induit aussi l’absence de vérité, c’est-à-dire le mensonge à toute épreuve, induit encore l’absence d’harmonie, c’est-à-dire la discorde sans issue, et induit enfin l’absence d’unité, c’est-à-dire le chaos sans issue. Mauvaise foi, mensonge, discorde et chaos, telles étaient exactement les accusations lancées par le Christ à l’encontre des pharisiens et des marchands du Temple, et exactement les accusations lancées par Esaïe à l’encontre des israélites. Et ces marchands du Temple existent toujours malheureusement, cette postérité du Serpent existe toujours, cette postérité que la franc-maçonnerie a émancipée… Nous avons donc seulement sur la colonne centrale de cet arbre des Sephiroth, les 3 degrés constituant l’arbre de mort, c’est-à-dire les 3 Sephiroth correspondant aux 3 chakras inférieurs : Tiphereth (au niveau du nombril), Yesod (au niveau des parties génitales) et Malkuth (au niveau du périnée). Et ces 3 degrés sont surplombés par Kether, la couronne, qui n’est pas la lumière de Dieu comme le prétendent ces kabbalistes mais le pouvoir total ici-bas, dans le monde du périssable, dans le royaume du matériel, c’est-à-dire Malkuth. Kether est donc la couronne du royaume Malkuth. Kether va à Malkuth et Malkuth va à Kether, comme le répètent si bien les kabbalistes, qui nous disent aussi que c’est par la connaissance du Serpent que l’on peut remonter le chemin de Malkuth jusqu’à Kether, d’ailleurs ils appellent ce chemin le « sentier du Serpent » ! Et ils parlent bien du serpent biblique. Et la science suivit précisément ce sentier du Serpent en vue d’atteindre le pouvoir total dans le royaume du matériel, en promettant bonheur et sécurité aux peuples selon la Raison universelle… Et l’arbre de mort devint l’arbre de science… et l’athéisme triompha.
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Contrairement à ce que prétendent les kabbalistes, l’arbre des Sephiroth n’est pas l’arbre de vie, n’est pas l’anatomie spirituelle d’Adam, le fameux Adam Kadmon, mais bien plutôt l’anatomie spirituelle de Caïn, qui hérita de Lucifer déchu le désir du pouvoir absolu dans le monde du périssable, symbolisé par Kether, pouvoir absolu qui vise in fine l’immortalité charnelle. Et c’est ce désir qui structure l’arbre des Sephiroth, dont a hérité la postérité du Serpent, qui se considère comme l’élite de l’humanité. Cet arbre du Serpent, c’est donc l’arbre de mort, l’arbre du périssable orienté vers le pouvoir absolu dans le monde du périssable, orientation prise par la science moderne. Et puisqu’il s’agit d’une anatomie spirituelle, cette postérité maudite du Serpent n’est donc pas une postérité de sang mais une postérité d’esprit, d’esprit bestial. En effet, la loi de l’arbre du Serpent, c’est la ruse de la fausse promesse, impliquant la manipulation, le mensonge, la perversion et la falsification, en un mot, la transgression ; Jacques Attali l’a confirmé précisément en déclarant que « la transgression est le moteur du progrès » et il a ajouté que « le peuple juif est l’avant-garde de la transgression ». Fin de citation. Transgression de toute morale, donc. Ces gens-là, sans foi ni loi, sont précisément dénués de loi morale en eux. Rappelons quand même à ce serpent d’Attali que le prophète Moïse était juif, le premier juif, et qu’il n’aimait pas du tout la transgression, et qu’il combattait justement cette postérité du Serpent, qui infecta la communauté juive dès l’origine, infectée en particulier par les Lévites, après leur compromis à Cadès avec les madiano-caïnites. N’oublions pas encore que celui qui mit par écrit la Torah était un Lévite : le suprémaciste Esdras. L’esprit du Serpent s’exprime en outre parfaitement dans cette notion ignoble d’« altruisme intéressé », notion inventée par Attali.
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En prétendant que l’arbre des Sephiroth est l’arbre de vie, les kabbalistes ont opéré une inversion diabolique : ils ont fait passer l’arbre de mort pour l’arbre de vie, en désignant d’abord cet arbre de mort comme « arbre de science », en réhabilitant la connaissance du Serpent comme seul accès à la vie de l’esprit, à la vie spirituelle, et comme valeur suprême de l’humanité, en faisant enfin de la science du Serpent le seul moyen d’atteindre le plus haut accomplissement de la vie, c’est-à-dire l’immortalité charnelle, tout en reléguant insidieusement l’arbre de vie à la vie naturelle, la vie animale, la vie périssable… Mais en réalité, l’arbre de vie c’est exactement la vie spirituelle, et le soi-disant « arbre de science » exactement la vie animale. Ce prétendu « arbre de science » s’appelait au départ l’arbre de la mortalité, l’arbre de mort, l’arbre de enchaînement à la dualité de la mort et de la naissance, à la dualité du bien et du mal, et à la dualité tout court ; c’est la postérité du Serpent qui le renomma « arbre de science », une science qui s’enlise finalement dans la dualité… Voyons bien que la connaissance du Serpent, c’est justement la connaissance exclusive de la dualité qui n’aboutit jamais à la connaissance de l’unité… Lucifer, qui rejeta l’unité divine, s’enferma précisément dans la connaissance de la dualité, perdant donc la vérité de l’unité, le condamnant ainsi à chercher la puissance dans la dualité, puissance périssable s’il en est. À défaut de vérité, on cherche la puissance, l’extrême puissance, jusqu’à la perversion, jusqu’à l’effondrement. Seule la vérité ne s’effondre pas, même quand elle est crucifiée. La science moderne n’est rien d’autre que cette science du Serpent qui s’est enfermée dans la connaissance de la dualité jusqu’à la perversion. La seule vraie science est celle qui conduit à la connaissance de l’unité. Du coup, le véritable arbre de la science c’est l’arbre de vie, car c’est lui qui nous libère de la dualité vers l’unité. Et ce soit disant « arbre de science » est donc l’arbre d’ignorance qui ignore l’unité de l’arbre de vie, et nous enchaîne à la dualité, au périssable, à la mort.
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Les kabbalistes prétendent encore que la lumière de Dieu, Kether, a une face sombre, une Qlipah, et que la Qlipah de Kether c’est Thaumiel, et que Thaumiel représente Satan et Moloch. Mais si la face sombre de Kether est Satan, alors sa face clair est Lucifer avant sa chute, puisque Satan est le nom de Lucifer après sa chute… Kether représente donc bien la lumière de Lucifer avant sa chute, lumière qui décline déjà à la Sephira Hokmah (la sagesse), puis à la Sephira Binah (l’intelligence). Pour être très précis, il y eut d’abord le fameux tsim-tsoum, l’exil volontaire de Lucifer de l’infini vers le fini, dans l’intention louable de guider l’humanité, de redresser son esprit. Kether, c’est la première manifestation de la lumière de Lucifer dans le fini. Puis, Lucifer, devient orgueilleux, sa lumière commence à décliner puis il est déchu et sa lumière chute et se disperse jusqu’à Malkuth. Du coup, le Tikkun Olam de cette kabbale juive, qu’on peut traduire par « réparation du monde », est une mission que se donne la postérité du Serpent, la postérité de Lucifer déchu, la soi-disant élite de l’humanité, une mission qui prétend rassembler la lumière de Dieu dispersée cause du mal, mais qui n’a en réalité pour but que de rassembler la lumière dispersée de Lucifer afin de le réhabiliter, de le blanchir, de le réhabiliter aux yeux des hommes comme le vrai dieu suprême que les ignorants ont injustement condamné avec leur culte monothéiste obscurantiste à ce démiurge tyrannique et imparfait qu’ils appellent « Dieu ». Voilà la doctrine du Serpent, cachée derrière la kabbale juive. Il y a quelques années, le kabbaliste Bernard-Henri Lévy déclarait à la télévision française qu’« il était urgent de réhabiliter Judas l’iscariote en raison de la présence de Satan en lui », fin de citation, et qu’il était donc urgent de réhabiliter Satan injustement condamné par les religions obscurantistes. Il faut bien voir que dans cette doctrine du Serpent, l’esprit suprême du Serpent, Lucifer, n’a pas été déchu, puisque c’est le dieu suprême, même si sa lumière démiurgique s’est dispersée, entrainant une création démiurgique imparfaite, incomplète, dit Jacques Attali. Pourtant, si on examine attentivement l’arbre des Sephiroth lumineux et séduisant de cette kabbale juive, on peut voir la chute de Lucifer dans la démesure de la Sephira Hessed qui se heurte à la justice de la Sephira Gebburah, ce qui entraîne la brisure des Sephiroth, la brisure de l’arbre de mort, la grande catastrophe, la dispersion de la lumière… Eh bien, cette grande catastrophe c’est précisément la chute de Lucifer et de sa lumière… Car la démesure d’Hessed, c’est tout simplement la démesure d’orgueil, la démesure de Lucifer dans sa hâte à vouloir élever l’esprit des hommes sans prendre le temps de leur ouverture du cœur, les plongeant ainsi dans l’orgueil, l’avidité de puissance et les passions du corps… ; échouant donc à guider l’humanité, et refusant de reconnaître son échec, Lucifer fut déchu et remplacé par un nouveau guide pour l’humanité, Adam, sur lequel il se vengea en le piégeant par la ruse… Derrière la science moderne il y a un drame pas du tout moderne, une vengeance inextinguible à l’endroit de l’humanité adamique, vengeance qui finalement éprouve les hommes et peut les améliorer. Ironie de Dieu, dont la création est parfaite et complète. Quant à la justice de Gebburah, c’est tout simplement le jugement divin qui fait déchoir Lucifer et sa lumière jusqu’à Malkuth. Finalement, ce Tikkun Olam, cette réparation du monde n’est rien d’autre que la réparation de cette grande catastrophe de la chute de Lucifer, pour tenter de le réhabiliter, lui et sa lumière. Mais puisque celui-ci n’est pas réhabilitable, puisque sa chute atteste de sa culpabilité dans laquelle il persiste jusqu’à sa perte définitive, le Tikkun Olam ne peut donc s’imposer ici-bas qu’avec beaucoup de promesses et contre toute morale, contre toute humanité, contre la justice divine et par des sacrifices rituels inavouables… Ce Tikkun Olam est bien l’idéologie du Grand Reset, de la grande réinitialisation, de la grande destruction de l’arbre de vie, de la grande reconstruction de l’arbre de mort soit-disant brisé cause du mal ; mais la brisure c’est tout simplement la malédiction qui s’est abattue sur cette postérité orgueilleuse cause du mal, qui prétend guider les hommes, en leur promettant scientifiquement le bonheur tout en les privant scientifiquement de tous leurs droits, y compris et surtout de leur droit élémentaire à la vie, sous le prétexte de la sécurité, s’ils sont jugés indésirables ou inutiles, comme dit Noah Harari. Et tout cela sous l’étendard de la Raison universelle. Mais leur Raison universelle n’est rien d’autre que l’universel attachement à l’arbre de mort. Cette pandémie mondialiste n’avait qu’un but, le pouvoir total de cette soi-disant élite sur les peuples en mettant en place l’identité vaccinale et numérique universelles, étapes décisives de ce Grand Reset.
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En conclusion, je dirais que le messianisme scientifique est une folie qui vise à réaliser scientifiquement la promesse du Serpent pourtant fausse. La science rationnelle exclusive est en crise de ce messianisme impossible, qui vise l’immortalité charnelle et qui établirait ainsi le pouvoir total de cette science ici-bas, la liberté totale de cette science libérée de tout frein moral, de tout jugement moral, ouvrant ainsi la porte à la manipulation, à la tromperie et à la corruption, et donc à la répression ou à l’élimination des scientifiques honnêtes qui douteraient et contesteraient cette science. Celle-ci est en crise en cela que pour réaliser la promesse messianique d’immortalité charnelle, elle doit postuler que la vie et la vie de l’esprit sont réductibles exclusivement à un mécanisme chimique, mais réduire intégralement la vie à un mécanisme la détruira, même avec des prothèses cognitives et des implants vaccinaux. Le grand physicien, Stephen Hawking, disait : « Le développement d’une intelligence artificielle générale pourrait signer la fin de l’humanité ». Fin de citation. En effet, un robot même très sophistiqué ne peut pas être vivant. En voulant faire mourir la mort, la science ne réussira qu’à faire mourir la vie. La science rationnelle exclusive qui exclut fanatiquement l’arbre de vie, deviendrait alors une science artificielle qui n’aura plus besoin ni de l’homme ni de la vie pour se développer. Voyons bien que l’imagination infiniment libre n’est pas réductible à un mécanisme qui limiterait justement sa liberté ; s’employer à la réduire quand même à un mécanisme la détruirait, et détruirait donc le doute qui fonde la science, car le doute est issu de l’imagination ; le fondement de la science serait ainsi détruit. Cette science messianiste est donc une négation de la science, une non-science, une machination criminelle qui détruit la science en plus de détruire la vie. Cette science s’achève ainsi dans son autodestruction sanglante, sous le regard souriant et idiot des journalistes.
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Merci de votre attention
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Lotfi Hadjiat
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2 Commentaires

  1. Viktor von Berg

    6 juillet 2022 à 12 h 39 min

    Très instructive conférence où j’ai retrouvé en grande partie vos écrits. Tout ceci mériterait d’être porté à la connaissance de nos milieux et je travaille (difficilement) par l’intermédiaire de notre association à vous proposer de venir animer une conférence dans notre belle Savoie.

    Très cordialement.

    Répondre

  2. leblogdelotfihadjiat

    6 juillet 2022 à 19 h 23 min

    Très heureux, Victor, que ma conférence vous ait intéressé. Je serais bien évidemment ravi de venir en Savoie pour y intervenir. Je vous remercie beaucoup pour votre proposition.
    Je passe justement 2 ou 3 jours pas loin de la Savoie cet été. C’est drôle cette synchronicité !
    J’espère vous rencontrer prochainement.
    Prenez soin de vous
    À bientôt

    Répondre

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