En cette formidable rentrée littéraire qui s’annonce vraiment formidable, j’ai sélectionné pour vous quelques romans exceptionnels en rude concurrence pour le prix Goncourd. L’effervescence – toujours intacte depuis tant d’années – est à son comble aux Deux Magots, sans pour autant que l’humanisme et la bienveillance ne soient délaissés, même dans cette effervescence vraiment formidable, en effet les auteurs ont généreusement offert leurs droits d’auteur en guise d’effort de guerre au gouvernement ukrainien, en virant le flouze directement sur un compte en banque aux Îles Caïmans. Nous n’oublierons jamais. Nous atteignons ici l’apothéose de la littérature salvatrice qui s’accomplit en acte politique, que dis-je, en acte civilisationnel pour édifier l’humanité enfin sauvée par la grâce, la grâce littéraire qui coule tel un fleuve d’or chatoyant à travers ces romans que je vous ai donc sélectionnés. Croyez bien que je n’ai pas cédé aux pressions de ces nobles écrivains qui voulaient m’offrir des liasses de billets après m’avoir invité à dîner chez ce bon vieux Ducasse ou au Pré-Catelan. Je ne céderai jamais. Question de principe. La littérature ou la mort. Commençons par le roman le plus délicat sur le fond et au style d’écriture tout en finesse : « Explosion de chiasse au clair de lune », écrit par Stéfan Berne. Éditions de la Quequeterie. Roman épique haut en couleurs qui nous emporte dans un flot d’émotions denses et subtiles, un récit haletant et poignant d’un sodomite en proie à une gastro-entérite.
Ensuite le roman le plus sentimental et le plus tendre : « Je t’ai dis 3000 euros, la putain de ta mère », écrit par Schlomo Benzitoune. Éditions GallimarredesGoys. Roman lyrique et romantique et poétique d’un amour impossible entre un poète et sa muse au royaume de l’Hyperborée à l’aurore de l’humanité.
Puis le roman le plus nuancé et aristocratique : « Dessert et sauciflard », écrit par Roseline Bachelo. Éditions Grassouillet. Roman truculent, hilarant et savoureux narrant l’histoire d’une tenancière de bordel reconvertie en patronne de bistrot. Préfacé par Alain Finkielkraut, de l’Académie française.
Ensuite le roman le plus novateur : « Avance, sale chienne », écrit par Cendrine Roussau. Éditions Barbecue. Roman dramatique et tragique d’une jeune députée idéaliste en prise avec cette salope de réalité. Un roman qui rappelle le fameux roman lyrique de Virginie Dépentes : « J’vais te buter, sale chien ».
Puis le roman le plus inattendu : « Le meilleur parlement est celui qui ne parlemente pas », écrit par Emmanuel Macron. Éditions Jeanmimi. Ce livre prophétique sauvera la France, achetez-le et n’oubliez pas d’aller voter. Préface de Zelensky, traduite en français par Gad Elmaleh.
Ensuite le roman le plus inspiré : « Socrate, putain de sa race », écrit par Appoline de Malerbe. Éditions J’me comprend. Ce roman épistolaire et initiatique est la grande surprise de cette rentrée littéraire décidément pleine de surprises, car il y mêle l’apprentissage émouvant de la philosophie et une réflexions profonde sur les boulettes casher de tata Balkani. Livre déjà au programme de l’agrégation de philosophie. Ouvrage préfacé par Rut Elkriaiffe et postfacé par Brusse Touçain.
Puis le roman le plus intime : « En avant les shekels », écrit par Henri BenBotul. Éditions de la Mafia des Lettres. Le souffle romanesque de ce nouvel opus de BenBotul ne vous laissera pas indifférent, surtout si vous l’achetez dans l’édition de luxe, à 490 euros l’exemplaire. Que dire sur le génie intemporel de BenBotul… phare incontournable des Lettres françaises et des transferts d’argent internationaux. Et pourquoi dire quelque chose d’ailleurs, il suffit de lire le bouquin. Roman de guerre, de flouze et de cocaïne, roman tout à la fois picaresque et parnassien à déguster dans un Riad à Marrakech, si vous avez du pognon.
Ensuite la recherche historique la plus éclairante et la plus décisive de ce millénaire : « Une mezouzah de Philippe le Bel chez tata Rachel », écrit par Eric Zemmour. Éditions d’Aboukir. On ne présente plus le roi Eric qui nous livre ici sa plus profonde réflexion sur la France et son destin. Un livre messianique qui sauvera notre beau pays la France, la vérité si je mens.
Puis le titre le plus intelligent : « Être bo gauss en di leuçôns », écrit par Ciril Hannouna. Les nouvelles éditions d’Aboukir. Fabuleuse, drôle et subtile étude psychologique de l’évolution philosophique et morale de l’idéal masculin au cours des siècles à travers l’art et la littérature par le plus grand maître à penser de notre temps, poï poï poï.
Ensuite le roman le plus moral : « Surtout ferme ta gueule », écrit par Gérard Dardmalin. Éditions Albin Micheline. Roman haletant et trépidant qui raconte l’histoire poignante d’un ancien maquereau devenu patron de bar.
Puis le livre le plus éminent : « Le vaccin ou la mort, va niquer ta mère », écrit par Matias Wahrgon et préfacé par Olivier Truchot. Étude scientifique fondamentale sur tous les bienfaits du vaccin à ARN messager contre le Covid. Une somme de connaissances précieuses écrites par le plus grand infectiologue de tous les temps et préfacé par le plus grand épidémiologiste du monde. N’oubliez pas de vous vacciner bordel de merde !
Ensuite l’ouvrage le plus insurrectionnel : « La vérité ou la mort », écrit par Jamel Debouse et préfacé par Bruno Lemaire. Éditions Champagne et Maserati. Livre de référence de tous les révolutionnaires du monde. Postfacé par Magali Barthes et Julien Arnaud, grandioses soldats de la vérité sur LCI. Pour la modique somme de 25 euros l’exemplaire, 35 pages denses et magistrales qui éclaireront les peuples sur la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. La bonne nouvelle est que Debouse donnera une séance de dédicace au Grand Casino de Las Vegas, capitale mondiale de la littérature, comme chacun sait. Tous à Vegas !
Enfin, le livre le plus impressionnant : « Les meilleurs bordels de Kiev », écrit par Enthovene père et fils. Éditions Lily la tigresse. Guide essentiel pour passer un merveilleux séjour en Ukraine. N’oubliez pas les capotes.
Voilà, vous avez de quoi vous instruire, vous enrichir, vous émouvoir, vous réchauffer l’âme, vous évader et vous élever. Rien n’arrêtera la littérature éternelle. Je vous attend chez Drouant pour connaître le gagnant de cette formidable moisson littéraire dont nous régale le très saint et très estimé jury du prix Goncourd chaque année. En finissant l’article, j’apprends malheureusement par une indiscrétion de dernière minute que la moitié du jury a été décimée par une mystérieuse épidémie de thrombose, lourdement aggravée par une encore plus mystérieuse pénurie de thrombolytiques. Et que l’autre moitié du jury a été agressée sévèrement par des couteaux de l’Apocalypse. Les coupables n’échapperont pas au couperet impitoyable de la justice et ne briseront par le Goncourt, croyez-moi bien. Même la guerre ne le brisera pas. La littérature vaincra. Et le Goncourd est éternel.
