Accueil Non classé Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Veau d’or sans avoir jamais osé le demander, par Lotfi Hadjiat

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Veau d’or sans avoir jamais osé le demander, par Lotfi Hadjiat

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Pourquoi le Veau d’or triomphe partout ? Pourquoi est-il indéboulonnable ? Pourquoi est-il si sacré pour les hommes ? Revenons au désir primordial qui anime l’humanité. Depuis la nuit des temps, les hommes recherchent tous le plaisir suprême : la volupté de l’union, la grâce de l’unité. Nous désirons tous le plaisir charnel plein de promesses de volupté suprême. On croit toujours atteindre la grâce ultime de la volupté lors de l’union charnelle, mais celle-ci est si éphémère, si évanescente que cette grâce nous échappe toujours. Voyons bien que chercher la grâce de l’unité nous en sépare déjà, car on suppose en la cherchant que l’on n’y est pas encore, et qu’on en est donc séparé. Or, nous sommes déjà dans l’unité mais nous le percevons très confusément, il s’agit donc seulement d’éclairer cette confusion, et d’admettre déjà cette confusion. Mais une fois admise, comment éclairer cette confusion ?

On pourrait définir la confusion comme ce qui brise l’affinité. Il s’agit donc de cultiver les affinités jusqu’à l’affinité suprême : l’union clarifiée accomplissant l’unité. Accomplir l’unité c’est donc simplement la percevoir clairement. Alors quelles affinités cultiver ? Eh bien toutes celles qui s’offrent à nous. Affinités de cœur, affinités d’esprit, affinités culturelles, civilisationnelles… L’erreur consiste à vouloir saisir la grâce de l’unité quand il faut au contraire se laisser saisir par elle. Apprenons-donc à nous laisser saisir ! À baisser notre garde, notre défense, à nous désarmer. Car cette grâce de l’unité cherche à nous saisir et nous ne le savons pas, et dans notre ignorance nous résistons à cette grâce, tout en la cherchant partout ailleurs ! Partout où elle ne se trouve pas. Partout où nous porte notre cœur enraciné dans la chair, qui elle-même nous porte et nous emporte dans ses nécessités de conservation, nécessités à l’aune desquelles nous édifions notre petit bonheur ici-bas, nos petites joies périssables… Alors comment déraciner notre cœur ? Moïse appelait ça « la circoncision du cœur » (Deutéronome 10, 16). Et c’est en aimant l’Eternel que nous parviendrions à cette circoncision de notre cœur (Deutéronome 30, 6), toujours selon Moïse. Mais les israélites préférèrent et préfèrent toujours le Veau d’or, le veau solaire de Babylone, le veau solaire représentant Baal-Mardouk, le dieu suprême de Babylone.

Du temps de Jésus, la monnaie du temple de Jérusalem était le shekel, qui était aussi précédemment la monnaie de Babylone. Les premiers marchands du temple ont officié à Sumer et à Babylone. Le temple de Jérusalem n’était qu’une continuité du temple de Babylone qui remplissait ses caisses, entre autre, avec les prostituées sacrées du temple… le temple d’Ishtar, déesse de la sexualité, était un des grands temples de Babylone, temple dont l’actuelle industrie du sexe n’est qu’une forme avancée… Ce n’est pas pour rien qu’Esaïe se lamentait sur Jérusalem devenue une prostituée (Esaïe 1, 21), elle l’est toujours ; certains comme Jacques Attali la voudraient même comme centre de la gouvernance de la prostitution mondiale… prostitution au Veau d’or babylonien… Vous pensiez que les célèbres Dix commandements de Moïse furent déposés dans l’Arche d’Alliance (« tu ne tuera pas », « tu ne voleras pas », « tu ne porteras pas de faux témoignages »… ) ? Et que ce sont ces commandements moraux qui ont donc été sacralisés ? Mais non. Ces tables de la loi furent précisément brisées par Moïse lui-même à la vue du Veau d’or. Après l’épisode sanglant du Veau d’or, une nouvelle alliance fut conclue et de nouveaux commandements furent établis et déposés dans l’Arche d’Alliance, nous dit la Torah, nouveaux commandements ou dominent non pas l’amour de l’Éternel mais l’appât du gain, la cupidité et l’avidité coloniale…, lisez plutôt : « tu ne te prosterneras pas devant d’autres dieux car je suis un dieu jaloux », « tu me rachèteras tous tes premiers-nés », « tu ne viendras pas à mon temple les mains vides », « tu déposséderas les peuples de Canaan » (Exode 34, 10-24). C’est l’adoration de l’or qui fut sacralisée dans l’Arche d’Alliance. Moïse demande ensuite au peuple (Exode 35, 5), aux personnes de « bonne volonté d’offrir de l’or, de l’argent et du bronze » au dieu jaloux ! N’oublions pas que la statue de Baal-Mardouk était recouverte d’or et d’argent dans l’Esagil, le principal temple de Babylone. La Torah nous dit ensuite que l’Arche d’Alliance fut elle-même recouverte « d’or pur » (Exode 37, 2) et placée dans le sanctuaire sacré bâti lui-même avec une tonne d’or et 3 tonnes d’argent (Exode 38, 24-25) ! Comment expliquer ce revirement complet de Moïse ? Car c’est bel et bien le Veau d’or babylonien qui fut sacralisé dans l’Arche d’Alliance. Ce n’est pas pour rien que Karl Marx, petit-fils de rabbin, écrivait en 1843 dans La question juive que « L’argent est le dieu jaloux d’Israël, devant qui nul autre dieu ne doit subsister ».

Comment donc expliquer ce revirement de Moïse qui prêchait pourtant précédemment « le dieu des hommes de tous les temps » (Exode 3, 15). Dans son dernier livre, son livre testament, L’homme Moïse et la religion monothéiste, Sigmund Freud apporte une réponse intéressante : Moïse aurait été assassiné et remplacé par un usurpateur madianite tyrannique et sanguinaire, qui substitua au dieu unique de Moïse un dieu ethnique exclusif : le dieu jaloux d’Israël. Hypothèse pertinente qui expliquerait pourquoi Moïse après être redescendu de la montagne avait une lueur inhabituelle sur le visage (Exode 34, 29), qu’il inspirait la peur (Exode 34, 30) et qu’il se cachait la figure (Exode 34, 33). À quel moment l’usurpateur aurait-il tué Moïse ? Sur la montagne ? Pendant la répression sanglante des adorateurs du Veau d’or ? Il y eut certainement deux clans qui se formèrent : ceux restés fidèles à Moïse et le clan de l’usurpateur. La sourate 20 évoque cet usurpateur à travers le personnage nommé Al-samari, qui incita à la construction du Veau d’or. Selon certains exégètes, ce Al-samari était « le Sumérien ». À l’époque, deuxième moitié du deuxième millénaire avant J.-C., Sumer était sous domination babylonienne. Ce Al-samari était sans doute un prêtre suméro-babylonien initié aux liturgies aurifères babylonienne et à la magie, qui « prit une poignée de la trace de l’Envoyé » (sourate 20, 96), l’ange envoyé à Moïse (Exode 32, 34). Ce prêtre aurait donc opéré un coup d’État politico-sacerdotal contre Moïse en instituant le culte babylonien de Baal-Mardouk. Mais cependant, il y eut un compromis entre le clan de l’usurpateur et ceux restés fidèles à Moïse. Freud situe ce compromis à Qadesh. Le judaïsme opéra donc dès le début la restauration de la religion babylonienne derrière la façade du monothéisme mosaïque.

La religion babylonienne débuta avec Enki, le dieu-Serpent, et s’acheva avec le dieu Baal-Mardouk, fils d’Enki. La postérité du Serpent s’était développée à Sumer et Babylone, mais d’abord à Sumer à l’initiative de Caïn (bâtisseur de la première ville, Eridu), jusqu’à la chute de Babylone sous l’envahisseur kassite. Le Caïn biblique fut bel et bien le fondateur de Sumer puisque son arrière-petit-fils, Tubal-Caïn, fut le premier forgeron, nous dit la Genèse biblique, le premier à forger des armes, et que la première forge apparut à… Sumer. Quant au puissant souverain Nemrod, autre descendant de Caïn, il correspond sans doute au fameux Sargon d’Akkad, fondateur du premier empire, l’empire d’Akkad, édifiant particulièrement Babel. Caïn fut le premier ascendant de la postérité du Serpent, le Serpent biblique, qui correspond au dieu-Serpent Enki. Ce Al-Samari était sans doute issu de la lignée de Caïn, quant à Jéthro, le beau-père de Moïse, l’Ancien-testament nous dit carrément qu’il était caïnite (Juges 1, 16). Jésus lui-même affirmait aux prêtres du temple de Jérusalem : « Serpents, race de vipères ! Comment pouvez-vous penser que vous éviterez le châtiment de l’enfer ? En effet, je vais vous envoyer des prophètes, des sages et des spécialistes de l’Ecriture : vous allez tuer ou crucifier les uns, fouetter les autres dans vos synagogues, et les persécuter d’une ville à l’autre, pour que retombe sur vous le châtiment qu’appelle le meurtre de tous les innocents, depuis celui d’Abel-le-juste, jusqu’à celui de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez assassiné entre le Temple et l’autel du sacrifice » (Matthieu 23, 33-35). Jésus affirme donc ici que l’ancêtre des Israélites assassina Abel-le-juste, leur ancêtre était donc Caïn, dont le nom véritable était tout simplement : Isra-ël (littéralement « en rébellion contre Dieu »). Le dieu jaloux d’Israël renvoie donc à ce personnage énigmatique du Serpent, manifestation de Satan. Jésus affirmait encore qu’il « n’avait été envoyé qu’aux brebis égarés de la maison d’Israël » (Matthieu 15,24). La maison d’Israël fut toujours en guerre contre la maison de Juda, dont était issu Jésus. Les israélites de la maison d’Israël ne sont donc pas les judéens de la maison de Juda. Pourtant les israélites se firent passer pour des judéens, pour des juifs (le mot « juif » vient du latin « judaeus », judéen). Ces israélites sont donc précisément ces « faux judéens » de la « Synagogue de Satan » évoqués dans l’Apocalypse de Jean (chapitres 2,9 et 3,9).

Tout comme Moïse, Jésus-Christ recommandait lui aussi d’aimer l’Éternel et de l’aimer en notre prochain et en notre lointain. Mais la synagogue de Satan rejeta le message christique et réclama la mort de Jésus. La religion chrétienne prospéra pourtant durant des siècles mais succomba aux Veau d’or, qui triompha finalement parmi les nations à travers les réseaux judéo-maçonniques. Tout comme Moïse et Jésus, le prophète de l’islam recommandait d’aimer l’Éternel. Et en islam, il s’agit de se laisser aimer de l’Eternel, de rendre les armes, de s’abandonner à Lui, à l’amour qu’Il nous porte et de se soumettre à cet amour, de renoncer à toute résistance face à l’Eternel. « Islam » veut donc dire : rendre les armes. Cependant, aujourd’hui, islam a pris le sens de « prendre les armes » ! Inversion diabolique, perdition totale… Le Veau d’or babylonien ivre de puissance et de richesse triomphe aussi en islam. Vaincre le Veau d’or c’est donc vaincre Babylone, qui sacralisait la chair et ses ivresses (la porte d’Ishtar, déesse babylonienne de la sexualité, était l’une des huit portes principales de Babylone, porte sur laquelle figurait un… Veau d’or, comme vous pouvez le voir sur la photo de la Porte d’Ishtar, au-dessus de l’article), chair périssable aux ivresses encore plus périssables, chair qui finalement nous sépare de la grâce de l’unité. Vaincre le Veau d’or et Babylone c’est vaincre cette séparation.

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