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Soleil noir et soleil d’or, par Lotfi Hadjiat

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En ces temps de sauvagerie démoniaque, on en vient à se demander ce qu’on entend par humanité. On aurait tendance à définir l’humanité précisément comme le contraire de la sauvagerie, de l’animalité, de la bestialité. Pour autant, chez les animaux, la sauvagerie est variable ; la hyène, par exemple, est plus sauvage que la biche. Et le requin blanc est plus sauvage que le poisson rouge. Et on observe la même variation chez les hommes, les Chinois sont bien moins sauvages que les Africains. Et un Éthiopien vous dira que les Africains de l’Ouest sont de véritables sauvages !… À l’époque du Paléolithique, la sauvagerie des hommes étaient totalement déchaînées, aucun principe moral ne prévalait. La loi du plus fort prévalait, ou du plus rusé. Et le plus fort n’était jamais assez fort pour être toujours le maître, comme disait Rousseau. Ces hommes qui n’avaient rien d’humain excepté la morphologie, étaient dispersés sur la surface de la Terre sous formes de petits clans errant à la recherche d’un environnement plus favorable. Le chef de chaque clan imposait sa tyrannie, sa sauvagerie… pour rester le maître, attisant les rivalités et les jalousies au sein de son propre clan comme des autres clans, et suscitant ainsi des surenchères de violences inouïes, comme ce qu’on peut observer aujourd’hui, en pire, chez les bandes de racailles de banlieue occidentale en particulier. La même logique clanique brutale mais en pire, car les hommes du Paléolithiques, tout comme les animaux, n’agressaient pas et ne tuaient pas par plaisir sadique… En tout état de cause, l’homme enlisé dans sa nature animale est la proie de ses instincts, de ses besoins, comme n’importe quel animal, et ne mérite pas d’être appelé « être humain », car il ne se distingue pas de l’animal, si ce n’est par le sadisme et la perversion… en effet, les animaux ne sont ni sadiques ni pervers, car ils n’ont pas cette imagination propre aux hommes. Et ces bandes de racailles de nos jours, ces gangs sont bien plus sordides que les hommes du Paléolithique. Tuer à coups de couteau un vieillard qui résiste à une rapine, filmer son agonie en en riant aux éclats, n’est pas et ne sera jamais le fait d’animaux, même les plus féroces… ces actes gratuits d’un sadisme et d’une perversion inouïe ne relèvent pas de réaction naturelle même brutale mais d’une transgression sadique et perverse des penchants naturels, une transgression démoniaque…, comment ne pas y voir une influence démoniaque…

La brutalité du Paléolithique dura des millénaires. Puis l’homme évolua, il s’éleva peu à peu au-dessus des ténèbres de l’animalité. Les plus anciennes mythologies évoquent des dieux intervenant parmi les hommes. Ou des demi-dieux, des géants… Des dieux en proie eux aussi, entre eux, aux rivalités, aux jalousies, à l’orgueil, aux vices… Guerre des Vanes et des Ases dans la mythologie nordiques, des Dévas et des Asuras dans la mythologie hindoue, titanomachie et gigantomachie dans la mythologie grecque… Dans la mythologie chinoise, on trouve non seulement Guan-Di, dieu de la guerre, ainsi que Jen-An-Keng et Yen-cheng, dieux des voleurs, mais aussi Chou-Wang, dieu de la sodomie… ! Quant à la Torah, elle évoque les Béni Elohim, les fils du ciel (anges, esprit ?) qui descendent sur Terre et s’unissent aux « jolies filles des hommes »(Genèse 6, 2), union dont résultent les Nephilims, des géants, demi-dieux, fauteurs de chaos…

Il se trouve que le chef de ces Béni Elohim est Hofniel (littéralement « guerrier de Dieu »), selon la kabbale juive. Dans le livre d’Enoch, le chef de ces Béni Elohim est nommé Samyaza, et ces Beni Elohim y sont nommés des Veilleurs, qui veillent sur les hommes et leur évolution selon le dessein divin, sans intervenir. Vint alors le moment où Samyaza, identifié à Lucifer, reçoit la demande des Veilleurs d’intervenir parmi les hommes en s’unissant aux belles femmes des hommes. Samyaza les met alors en garde : « je crains que vous ne vouliez peut-être pas accomplir ce dessein, et je serais, moi seul, responsable d’un grand péché » (Enoch 1, VI, 3). Finalement, les Veilleurs prêtèrent serment de ne pas changer le dessein (Enoch 1, VI, 4-6) et Samyaza accepta, désobéissant ainsi à Dieu qui leur avait enjoint de veiller sur les hommes sans intervenir. Samyaza et les Veilleurs entrèrent donc en rébellion contre Dieu et contre l’ordre sacré de la Création divine, glorifié justement dans les chapitres précédents. Voilà l’origine du Mal : la descente parmi les hommes des Beni Elohim en transgression de l’ordre divin. Bien-sûr les hommes du Paléolithique vivaient dans une sauvagerie terrible mais somme toute naturelle, une sauvagerie qui n’était pas en rébellion contre l’ordre naturel ; le lion qui égorge la panthère pénétrant dans son territoire ne transgresse pas l’ordre naturel, et un chef de clan paléolithique qui fracassait le crâne d’un étranger ayant pénétré le clan et violé une des femmes du clan, ne transgressait pas non plus l’ordre naturelle. Finalement, le Mal c’est la rébellion contre l’ordre naturelle divin, l’infâme rébellion.

Dans la plus ancienne mythologie, la mythologie sumérienne, on retrouve ces Veilleurs, ces anges rebelles du livre d’Enoch à travers les fameux dieux Annunakis dont le chef était Enki, le dieu-Serpent… tout comme les Veilleurs, ces Annunakis descendirent sur Terre. Selon les mythes sumériens, Enki apporta aux hommes la connaissance. Tout comme les anges rebelles énochiens apportèrent aux hommes et aux femmes la connaissance de la magie, la sorcellerie, « les charmes et les incantations, et leur apprirent l’art de couper les racines et la science des arbres » (Enoch 1, VII, 1), ainsi que la puissance par les armes, les « métaux et l’art de les travailler, les bracelets, les parures, et l’art de peindre le tour des yeux à l’antimoine et d’embellir les paupières, et les pierres les plus belles et les plus précieuses et toutes les teintures de couleur, et la révolution du monde » (Enoch 1, VIII, 1). Et la transgression révolutionnaire de l’ordre sacrée advint, la corruption, la dépravation et le chaos se répandirent partout. Les anges rebelles ne sortirent pas les hommes de la sauvagerie mais les enfoncèrent finalement dans une bestialité abominable. Il faut noter que dans le livre d’Enoch, après les premiers chapitres consacrés à louer l’œuvre de Dieu, on en vient directement aux premiers hommes et aux anges rebelles, sans évoquer du tout Adam. Comme si les hommes avaient précédé la venue d’Adam, des hommes pas vraiment « humains », en dehors de la morphologie… Même dans la Torah, le chapitre contant l’apparition des premiers hommes nés de la chair précède le chapitre suivant qui conte la création d’Adam né de l’esprit de Dieu.

Cela laisse à penser que les Beni Elohim et les Nephilims semèrent avant Adam le chaos parmi les hommes, un tel chaos que la bonté divine intervint en envoyant Adam pour guider les hommes. La sourate de L’homme énonce que « durant un laps de temps l’homme ne fut pas une chose digne d’être mentionnée » ! Effectivement, les hommes du Paléolithique ne furent pas dignes d’être mentionnés. Et un homme digne d’être mentionné advint : Adam, le premier être humain, véritablement humain, moralement et spirituellement. Et Dieu présenta sa nouvelle création à Lucifer en lui demandant de reconnaître en Adam le nouveau guide de l’humanité en s’inclinant devant lui. Lucifer, le chef des Beni Elohim, qui se considérait comme le grand guide des hommes, un guide éblouissant déifié par les hommes ignorants, un guide plein d’orgueil, fut donc humilié en étant ainsi remplacé par Adam, et refusa de s’incliner devant lui, et fut déchu (sourate de la vallée des pierres), lui et tous les Beni Elohim à sa suite. Et Lucifer devint Satan, le chef des démons.

Adam enseigna aux hommes la seule manière de sortir de l’animalité, revenir à l’arbre de vie, l’arbre de vie spirituelle, et initia ainsi la fameuse Tradition primordiale évoquée par Evola et Guénon, tradition promouvant la vertu du don de soi, de l’humilité, de la patience, de la bienveillance, du pardon, de la fidélité aux engagements pris, de l’amour de l’harmonie et de l’unité. Adam enseigna la douceur des mœurs. L’explorateur norvégien Thor Heyerdal a remarqué que dans de nombreux mythes précolombiens revient invariablement un même personnage énigmatique portant des noms différents selon les régions d’Amérique latine, Viracocha, ou Quetzalcoatl, ou Kukulkan ou Cuchulainn ou Kon-Tiki. Tous ces mythes décrivent cet énigmatique personnage de la même façon : de grande taille, venant du nord, ne se fixant jamais en un lieu, portant longue barbe, clair de peau, yeux clairs, vêtu d’une grande robe de prêtre, luttant contre les sacrifices humains, instaurant la paix, prêchant la charité et l’amour, soignant les malades, redonnant la vue aux aveugles, apprenant à construire – des temples en particulier -, à cultiver la terre, à écrire… bref, civilisant les hommes enlisés dans la sauvagerie. Un mythe sumérien rapporté par Bérose, relate aussi la vie d’Adapa (Adama/Adam), un grand sage civilisateur venant de l’océan (un sage représenté d’ailleurs avec une queue de poisson), apportant l’écriture aux hommes ainsi que les arts, les sciences et les lettres. Enfin, dans la sourate de La vache, Dieu s’adressant à Adam et son épouse, leur dit : « Descendez (du Paradis), ennemis les uns des autres. Et pour vous il y aura une demeure sur la terre ». Ce qui laisse à penser que Adam vivait avec sa femme Ève sur une île (paradisiaque) avant de rejoindre la terre continentale après que l’île fut sans doute engloutie, et qu’ils étaient nombreux sur cette île, pas seulement deux. Une île paradisiaque située au Nord, selon les mythes précolombiens. Cela fait penser à l’Atlantide ou à l’Hyperborée, au jardin des Hespérides, ou à l’île de Thulé septentrionale. Notons quand même que le Groenland, aussi appelé Greenland (« terre verte »), était en effet autrefois une terre verte. Une étude scientifique récente, publié dans la revue Science, confirme que le Groenland a vraiment été une terre verte , en effet, « les hautes terres du sud du pays abritaient dans le passé une forêt boréale luxuriante ». « Analysant un ADN fossile extrait de la carotte glaciaire forée dans le site Dye 3, situé dans le sud du Groenland, les échantillons ont révélé la présence d’arbres tels que l’aulne, l’épicéa, le pin et l’if sur le site ». « Ces découvertes nous permettent d’établir une reconstitution plus précise de l’environnement de l’époque à laquelle ont été prélevés ces échantillons. Nous avons appris que cette partie du monde était considérablement plus chaude que l’on ne le pensait », selon le Dr Martin Sharp de l’Université d’Alberta.

Adam était-il le grand prêtre de l’Atlantide ? Venait-il d’Hyperborée ou de l’île de Thulé ? « Mythe très ancien et commun à de nombreux peuples de l’Antiquité, Grecs, Assyriens, Égyptiens aussi bien que Celtes, Germains et Scandinaves, le royaume de Thulé était le pays de l’autre monde, l’île d’Hyperborée, protégée de la curiosité des mortels par d’épais brouillards, et qui fut engloutie dans l’océan comme l’Atlantide ou la ville d’Ys, peut-être parce que ses habitants portaient ombrage aux dieux. Thulé, terre toujours verte et féconde, était peuplée de femmes très belles et instruites dans l’art de la magie, d’hommes puissants dont la science était celle des initiés aux grands secrets du monde. Certains d’entre eux, ayant échappé au cataclysme, se seraient séparés en deux groupes : celui « de la main droite sous la roue du soleil d’or », qui a choisi la voie de la contemplation, et celui « de la main gauche sous la roue du soleil noir », qui recherche la puissance en captant les forces terrestres ». Il semblerait donc que les Beni Elohim, les anges rebelles sévirent en l’île de Thulé, y enseignant aux « femmes très belles » « l’art de la magie » et aux hommes la puissance matérielle jusqu’à la noire brutalité, et que Adam vint leur enseigner la droite voie de la contemplation, la « roue du soleil d’or », le chakra ultime de l’arbre de vie spirituelle… le dieu grec solaire, Apollon l’Hyperboréen, dieu de la guérison et des purifications correspond assez bien au blond Adam, où à son fils le blond Abel… On retrouve également Adam dans la mythologie hindoue, en la personne d’un certain Manu, le premier être humain (« Manu » veut dire homme en sanskrit, comme « man » en anglais), rescapé venu de l’océan sur un bateau, premier des sept sages, les rishis, qui entendirent et transmirent le sublime Rig-Veda (tout comme Adapa, le Adam sumérien, était le premier des sept sages, les Apkallus). Dans les Lois de Manu, livre sacré de l’hindouisme, le message du grand sage Manu perce derrière l’asphyxiante logique de caste qui dénatura ensuite son pur message. Manu y enseigne par exemple que les rituels sacrés faits sans intentions bienveillantes, sans cœur, étaient sans valeurs, et que l’esprit primait sur la lettre. Manu enseigne le dharma, c’est-à-dire l’ordre du sacré, de la nature et des hommes, la roue du soleil d’or : l’arya dharma, la religion arya, aryenne, la religion noble. Voici ce que nous lisons au verset 63 du chapitre 10 : « L’ahimsa (refus de nuire à la vie, non-violence), la véracité, le non-vol, la pureté et le contrôle des sens, c’est ce que Manu a déclaré être le résumé du dharma ». Et au versets 57 et 58 du même chapitre : « Un homme d’origine impure, n’appartenant à aucune caste (varṇa), mais dont le caractère n’est pas connu, qui n’est pas Arya (« Noble »), mais à l’apparence d’un Arya, on peut découvrir ce qu’il est par ses actes. Le comportement indigne d’un Arya : la grossièreté, la dureté, la cruauté, la négligence des devoirs prescrits trahissent en ce monde un homme d’origine impure ». Autrement dit, seule la noblesse d’âme est aryenne. Autant vous dire que les suprémacistes blancs n’ont rien compris à la pureté aryenne, absolument rien.

Malheureusement, Adam fut piégé par les puissances rusées de l’ombre. Et de cette ruse du Serpent biblique naquit son premiers fils : Caïn, qui, après avoir tué son frère cadet Abel, en sacrifice aux puissances de l’ombre, perpétua lui et sa postérité, à Sumer, la révolution des anges rebelles, la roue du soleil noir… Caïn fonda à Sumer la première ville, le premier État, État menteur, exploiteur et prédateur, État qui servit de modèle à tous ceux qui suivirent, Babylone, Rome, jusqu’à l’État républicain maçonnique moderne. Quant à Nemrod, Sargon d’Akkad, descendant de Caïn, il fonda le premier empire cosmopolite, l’empire d’Akkad babélien, servant de modèle à tous les autres empires qui suivirent, cosmopolitisme qui ouvre la voie à l’immigration de masse destructrice de nations (pour la nation accueillante et la nation de provenance). Il semblerait que la fameuse marque de Caïn soit la peau noire du visage, car les sumériens étaient littéralement appelés « le peuple aux têtes noires » (« nisi-zalmat go-ggadu » en sumérien). La tête étant le sommet du corps, le soleil du corps, qui correspond donc ici au soleil noir… Finalement, ces crétins de suprémacistes blancs n’ont rien compris avec leur soleil noir ! Car ils perpétuent sans le savoir la révolution millénaire du soleil noir de la postérité du Serpent, que ces idiots prétendent combattre ! Cette révolution initiée par les anges rebelles et perpétuée par la postérité du Serpent depuis Caïn, ne fut entravée que par Adam et sa postérité : Abel, Noé, Zarathustra, Abraham, Moïse et le Christ. Mais leur message fut dévoyé par cette maudite postérité du Serpent, postérité d’esprit, d’esprit bestial. Le Dieu bienveillant et miséricordieux devint un dieu jaloux, vengeur, un dieu des pénitences et des mortifications, un dieu colérique et tyrannique… étrangement similaire au démiurge, au dieu mauvais des sectes gnostiques, perpétuant la doctrine du Serpent, dont héritera la kabbale juive et plus tard la franc-maçonnerie révolutionnaire, doctrine où l’esprit suprême du Serpent (Lucifer) est supérieur au démiurge, le Dieu des monothéistes, dieu mauvais, dieu secondaire. La révolution du soleil noir fut aussi entravée par l’islam, à sa naissance… Car, sous l’influence wahabbite, l’islam est devenue aujourd’hui une religion démoniaque, une négation de la vie, un nihilisme radical jusqu’à la forclusion, où toute altérité est haram et où seule cette forclusion est hallal ! Un nihilisme forclusionnel jusqu’à la destruction intérieure, qui penche vers le criminel, le sanglant, le soleil noir… A l’heure du plus grand désespoir, sous le matraquage acharné de la propagande démoniaque, la révolution du soleil noire semble pourtant arriver à son terme à l’Ouest et l’aube du soleil d’or d’une nouvelle alliance semble bien percer à l’Est. La lumière de la vérité éclipsera la lumière médiatique.

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3 Commentaires

  1. Au fond du jardin

    9 novembre 2022 à 19 h 27 min

    Cher monsieur,
    Je vous remercie infiniment d’avoir partagé ce texte qui nourrira le reste de ma vie.
    Hier soir, jour de l’éclipse solaire totale, j’ai compris comme une évidence que le soleil noir, symbole noir, est le soleil éclipsé par la lune. Aujourd’hui, vous m’apportez vos connaissances précieuses. Un pont se construit.
    Longue et belle vie.

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  2. leblogdelotfihadjiat

    10 novembre 2022 à 10 h 53 min

    Merci pour votre commentaire.
    Longue et belle vie à vous aussi.

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  3. Sophia

    10 janvier 2023 à 12 h 06 min

    Toutes ces crises ont mis à nu la véritable nature des gens. C’est vraiment l’Apocalypse.

    Rester droit et centré, dénoncer le faux, le pervers, dire la Vérité, faire le Bien, c’est être héroïque.

    Cette civilisation pourrie jusqu’à la moelle, gangrénée est en train de pourrir sous nos yeux.

    Tout le Mal et la perversité qui n’ont pas pu s’exprimer dans les civilisations passées, s’expriment maintenant, comme un ignoble bubon qui déverse son pus. Tout le pus et la pourriture doivent sortir, avant la guérison et la purification.

    Alors seulement, un nouveau cycle sain recommencera, un nouveau Krita-Yuga ou Age d’Or, pour une nouvelle Humanité.

    La civilisation moderne actuelle dans sa grande majorité est sénile et agonisante. Elle touche inéluctablement à sa fin.

    Les satanistes sont des insectes répugnants qui ont pour rôle de détruire ce monde qu’ils ont eux-même construit depuis des siècles. Ce sont des décomposeurs. Leur action aussi répugnante soit-elle est nécessaire. Ils sont les seuls à pouvoir l’accomplir.

    De plus, ils jouent le rôle de tamis discriminant pour les âmes.

    Grâce à la tyrannie et à la souffrance qu’ils nous ont infligées ces 3 dernières années, la nature des âmes humaines est devenue visible. Elle s’est révélée comme jamais auparavant.

    Après avoir répandu le chaos, leur faux Maître proposera une fausse paix, de l’argent, des douceurs, bref un Enfer déguisé en Paradis pou les gens qui signeront le Pacte avec lui.

    Il promettra l’Enfer (donc en fait ce sera un Paradis) à ceux qui refuseront de lui faire allégeance, comme avec le pass sanitaire.

    Ceux qui voudront bénéficier des « privilèges » lucifériens perdront leurs âmes, mais ceux qui les refuseront quitte à tout perdre, gagneront leurs âmes.

    Ce sera l’ultime test, l’ultime tamis. Le piège de la fausse lumière sera encore plus redoutable que celui de la misère qu’ils nous infligent actuellement.

    On peut facilement critiquer et détester la brutalité et l’iniquité. (Et pourtant beaucoup de moutons aiment et défendent leurs bourreaux).

    Mais rares seront ceux qui refuseront la douceur et la facilité.

    Beaucoup de résistants contre la tyrannie actuelle, tomberont dans le piège du faux sauveur.

    Les rares résistants qui demeureront droits au milieu de la tempête se réaliseront spirituellement, totalement.

    L’épreuve de Feu alchimique transformera en Or les âmes fortes qu s’accrocheront à la Lumière.

    Au final, seuls les satanistes pouvaient faire ce sale boulot.

    Un grand merci à eux !

     » C’est une vocation héroïque que d’affronter la vague la plus tourbillonnante et de savoir que deux destins sont à égale distance : le destin de ceux qui finiront avec la dissolution du monde moderne et le destin de ceux qui se retrouveront dans l’axe central et royal du nouveau courant.

    Devant la vision de l’âge de fer, Hésiode s’écriait: « Puissé-je n’y être jamais né! ». Mais Hésiode, au fond, n’était qu’un esprit pélasgien, fermé à une plus haute vocation. A d’autres natures s’applique une autre vérité, qui correspond à
    l’enseignement mentionné plus haut, et que l’Orient connaissait également : si le dernier âge, le kali-yuga, est un âge d’effrayantes destructions, ceux qui parviennent, malgré tout, à s’y tenir debout, peuvent obtenir des fruits difficilement accessibles aux hommes des autres âges.  »

    Appendice Sur « l’âge obscur »

    Pour compléter ce qui a été dit sur l’actualité de ce que les anciennes traditions appelèrent « l’âge sombre » – kali-yuga – il est intéressant de rapporter quelques- unes des prédictions du Vishnupurâna relatives aux caractéristiques de cet âge.

    Nous transcrirons ce texte en l’adaptant à la terminologie actuelle (1).

    « Des races d’esclaves, de hors-caste et de barbai-es se rendront maîtres des rives de l’Indus, du Dârvika, du Candrabllâgâ et du Kâshmir… Les chefs [de cette ère] régneront [alors] sur la terre, seront des natures violentes… qui s’empareront des biens de leurs sujets. Limités dans leur puissance, la plupart surgiront et tomberont rapidement. Brève sera leur vie, insatiables leurs désirs, et ils seront impitoyables.

    Les peuples des différents pays, en se mêlant à eux, suivront leur exemple. « La caste prédominante sera celle des esclaves. Ceux qui possèdent [vaiçya, caste des "marchands"] abandonneront l’agriculture et le commerce et trouveront des moyens de subsistance en devenant esclaves ou en exerçant des professions mécaniques [prolétarisation et industrialisation]. »

    « Les chefs, au lieu de protéger leurs sujets, les dépouilleront, et sous des prétextes fiscaux déroberont la propriété à la caste des marchands [crise du capitalisme et de la propriété privée, socialisation, nationalisation, nationalisation et communisme]. »

    « La santé [intérieure] et la loi [conforme à sa propre nature: svâdharma] diminueront de jour en jour jusqu’à ce que le monde soit entièrement perverti. Seuls les biens conféreront le rang [la quantité de dollars]. Le seul mobile de la dévotion sera la santé [physique], le seul lien entre les sexes sera le plaisir, le seul moyen de succès dans les compétitions, la fausseté. »

    « La terre ne sera appréciée que pour ses trésors minéraux [exploitation à outrance du sol, mort de la religion de la terre]. »

    « Les vêtements sacerdotaux remplaceront la qualité du prêtre. » « La faiblesse sera la seule cause de la dépendance [lâcheté, mort de la fides et de l'honneur dans les hiérarchies modernes]. »

    « Une simple ablution [ dénuée de la force du véritable rite] signifiera purification [la prétention "salutifère" des sacrements ne s'est-elle pas réduite à cela aujourd'hui?]. »

    « La race sera incapable de produire des naissances divines. »

    « Détournés par les mécréants, les hommes demanderont: quelle autorité ont les textes traditionnels? qui sont ces dieux, qu’est la supra-humanité solaire [brâhmana] ? »

    « L’observance des castes, de l’ordre et des institutions [traditionnelles] déclinera durant l’âge sombre. »

    « Les mariages cesseront d’être un rite et les normes qui lient un disciple à un maître spirituel n’auront plus de force.

    On pensera que quiconque peut atteindre, par n’importe quelle voie, l’état de régénéré [la démocratie appliquée au plan de la spiritualité] ; les actes de dévotion qui pourront encore être exécutés ne donneront aucun résultat [religion
    "humanisée" et conformiste, cf. p. 407]. »

    « Le type de vie sera uniforme, au sein d’une promiscuité générale. » « Celui qui distribuera le plus d’argent dominera les hommes et la lignée cessera d’être un titre à la prééminence [fin de la noblesse traditionnelle, ploutocratie]. »

    « Les hommes concentreront leurs intérêts sur l’acquisition de la richesse, même si elle est malhonnête. »

    « N’importe quel homme s’imaginera être l’égal d’un brahmana [usurpations et présomptions des intellectuels et de la culture moderne]. » « Les gens éprouveront, plus que jamais, la terreur de la mort et la pauvreté les épouvantera: ce n’est que pour cela que subsistera [une apparence de] ciel [sens des résidus religieux propres aux masses modernes]. »

    « Les femmes n’obéiront pas aux maris et aux parents. Elles seront égoïstes, abjectes, désaxées, menteuses et c’est à des dissolus qu’elles s’attacheront. »

    « Elles deviendront simplement un objet de satisfaction sexuelle. »

    « L’impiété prévaudra parmi les hommes déviés par l’hérésie et la durée de leur vie sera de ce fait plus brève » (2).
    Toutefois, dans le même Vishnu-purâna, on fait allusion aux éléments de la race primordiale, ou de « Manu », demeurés ici-bas pendant l’âge sombre, pour être les germes de nouvelles générations: et l’idée connue d’une nouvelle manifestation finale d’en haut réapparaît (3).

    « Quand les rites enseignés par les textes traditionnels et les institutions établies par la loi seront sur le point de disparaître et que le terme de l’âge sombre sera proche, une partie de l’être divin existant par sa propre nature spirituelle selon le caractère de Brahman, qui est le commencement et la fin… descendra sur la terre… Sur la
    terre, il rétablira 1a justice: et les intelligences de ceux qui seront vivants à la fin de l’âge sombre s’éveilleront et acquerront une transparence cristalline. Les hommes ainsi changés, sous l’influence de cette époque spéciale, constitueront une semence d’êtres humains [nouveaux] et donneront naissance à une race qui suivra les lois de
    l’âge primordial [krta-yuga]. »

    I1 est dit, dans le même texte, que la souche dans laquelle « naîtra » ce principe divin est une race de Shanbhala: et Shanbhala – on s’en souvient – se relie à la métaphysique du « Centre », du « Pôle », au mystère hyperboréen et aux forces de la tradition primordiale.

    (1) Nos citations sont empruntées à la traduction anglaise du Vishnu-purâna de H. H.
    WILSON (London, 1868; vv. IV et VI). Les passages que nous avons reproduits, en les
    présentant dans un ordre différent de celui du texte original, sont compris dans le livre IV, c. 124
    et VI, c. I, correspondant aux pp. 222-229 (v. IV) et aux pp. 171-177 (v. VI) de cette traduction.

    (2) Cette dernière prophétie pourrait paraître fausse, si l’on ne distinguait pas le cas où la vie
    plus longue est due à un contact avec ce qui dépasse le temps, du cas d’une « construction »,
    comme telle privée de sens et véritable parodie du premier cas, réalisée avec les moyens de la
    science profane et de l’hygiène moderne.

    (3) Vishnu-purâna, IV, 24 (pp. 237, 228-29).

    Julius Evola – Révolte contre le monde moderne

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Critique de mon livre « Les ennemis de l’humanité », dans le site Xyloglosse.net

Source : https://xyloglosse.net/2024/01/24/les-ennemis-de-lhumanite-ne-sont-pas-nos-amis/ …