Accueil Non classé Les ennemis de la compassion, par Lotfi Hadjiat

Les ennemis de la compassion, par Lotfi Hadjiat

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Il faut absolument que je vous raconte ma dernière soirée, au somptueux dîner du CRYF. Oui, j’ai été invité. C’était tout simplement mémorable. Heureux ceux qui y participèrent, ils témoigneront, comme moi ici, de la grandeur de ces instants sublimes afin qu’ils restent à jamais gravés pour la postérité. Une soirée fabuleuse donc, inoubliable. Ça se passait dans les égouts de Paris (la location d’une salle était beaucoup trop chère). Les convives qui avaient payé 3500 euros leur place faisaient la grimace à l’entrée, mais affichèrent finalement un magnifique sourire devant le président Bonathan Farfi, mal rasé, plus Franck qu’Einsteïn, qui cochait dans la liste ceux qui souriaient et ceux qui grimaçaient encore derrière un maigre sourire. Une bourgeoise scintillante de diamants dans une robe pailletée blanche demanda, perplexe, à un serveur  : « Le « y » de CRYF, c’est pour « yachts »… ? ». Le serveur la regarda vaguement. « Aucune idée… je fais pas partie de la famille, ma bonne dame… je ne suis qu’un intérimaire, payé au lance-pierres… », fit-il renfrogné en posant les assiettes en carton, les couverts en plastique et les rouleaux de sopalin. Le premier ministre était là, ventripotent et impotent, entouré des officiels, mais point le résident de l’Elysée, qui avait prétexté une affreuse migraine… « Les absents ont toujours tord… Mesdames, Messieurs, shalom à tous… je vous souhaite la bienvenue républicaine à la 39ème édition du dîner du Conseil Représentatif des Yehoudim de France. Que cette soirée soit placée sous le signe de l’amitié républicaine. Et n’oubliez jamais : ami, si tu tombes, un ami sort des égouts à ta place. Vive la république et gloire à Israël ! », déclara fièrement Bonathan sous les faibles loupiotes pendues à des fils électriques, avant de faire couler le champagne républicain dans les verres en plastique. « Mais ! C’est pas du champagne, c’est du champomy ! », fit un goy excédé après en avoir bu une gorgée. Bonathan et les officiels le fusillèrent aussitôt d’un regard pas du tout républicain. Un silence de mort s’abattît alors sur l’assistance. On n’entendait plus que les rats grouiller. « Heu…, excusez-moi, autant pour moi… j’avais mal goûté… Ce champagne est exquis », fit obséquieusement le goy. Et la merveilleuse soirée républicaine reprit de plus belle. On décerna quelques médailles aux plus larbins des larbins de l’année, à la plus rampante des plus infernales putains des Enfers, et enfin, on passa à table dans la bonne humeur. Céline Pyna fit rire tout le monde en piquant des apéritifs avec son nez fort pointu. Puis, Nilly-Koufer Naoury, experte en alchimie fécale, grimpa sur la grande table centrale et chia littéralement dans la soupe. « Les Goyim qui ne boiront pas cette soupe seront considérés comme antisémites ! », lança-t-elle d’un sourire entendu à l’éminent journaliste Frédéric Hazizi. Mais les shabbat Goyim rechignèrent à plonger leur cuillère dans l’abominable brouet, même si le frétillant Jean Messia s’empressa de laper dans la grande soupière. Quant aux boulettes de viande avariée de tata Rachel, elles n’eurent pas le succès escompté. Pour ne pas froisser Bonathan, le premier ministre s’empressa de proposer d’acheter des pizzas, avec ses propres deniers. Rendez-vous compte, ses propres deniers ! Les convives saluèrent la bravoure du locataire de Matignon. « Cet homme si généreux mérite d’être président », murmurèrent les bourgeoises énamourées. Aussitôt, les radars du locataire de l’Elysée crépitèrent et il rappliqua quelques instants plus tard grimé en Joulani, avec une grande barbe. « Ah ! Votre altesse ! », s’empressa vers lui le meilleur de Habyb. « Fais pas le malin ! Je te louperais pas ! », dit le chef barbu de l’exécutif à l’oreille du chef ventru du gouvernement qui l’avait reconnu, tout en dévoilant l’intérieur de son veston. Le premier ministre prit bonne note du Beretta automatique dans la poche intérieur du veston présidentiel, et effectivement, ne fit plus le kéké. Il paya discrètement les 1500 euros au livreur de pizza, et l’intérimaire disposa la centaine de pizzas sur les tables. Mais les effluves méphitiques des égouts parisiens devenaient insoutenables. Une bourgeoise juive en perdit connaissance et s’écroula au milieu de traces de pisses et d’excréments. Personne ne vint la secourir. Et pour cause, tout le monde était suspendu aux lèvres du président Farfi qui discourait éloquemment sur l’éthique lévinassienne en milieu urbain, tout en commentant burlesquement des diapositives d’enfants palestiniens brûlés vifs projetées sur un mur, sous les rires du public. Un enfant juif sortit subitement du milieu des convives, monta sur une chaise et gifla Bonathan en lui criant : « Et la compassion ! ». Il le gifla et le houspilla tant et tant que Bonathan s’effondra. Le garçon sauta aussitôt sur le dos de l’effondré et lui pissa dessus, sur sa tête. Sur ces entrefaites, débarqua le traiteur qui livrait malheureusement en retard les pâtisseries (il avait eu du mal à trouver l’adresse… ). Mais les friandises à peine déposées, une nuée de rats les dévora comptant à la stupeur des convives. Pendant que Farfi se nettoyer la gueule, le premier ministre tenta de consoler les invités en évoquant au micro le miracle d’Israël, sous le regard sévère du président barbeau élyséen toujours grimé en Joulani. À peine eut-il fini son discours qu’une vague d’applaudissements le submergea. On entendit dans la foule, « Bé-rou président ! Bé-rou président ! ». Ému par l’ovation frénétique, Bérou vit in-extremis le Beretta automatique pointé sur lui. Et BOUM ! Le chef du gouvernement s’étant écarté à temps, Bonathan se prit la bastos en pleine tronche. S’ensuivit la panique la plus complète alors que le tireur élyséen était neutralisé par des agents de sécurité. Profitant de la confusion, le meilleur de Habyb ferma toutes les issues, « Nommez-moi nouveau président du CRYF ou vous allez tous crever ici ! », gueula-t-il en menaçant les officiels avec un Smith & Wesson 357 Magnum. Assez rapidement, le putschiste eut gain de cause et rouvrit donc les issues. Dans la rue, juste au-dessus, des passants eurent la surprise de voir des Juifs et des shabbat Goyim sortir des égouts. « Est-ce l’Apocalypse papa ? », demanda une petite fille à son père effaré. « Tais-toi et court », fit le père en percevant des dizaines de fourgons de police et une ambulance rappliquer sirène hurlante. Le président Farfi fut transporté vers l’hôpital le plus proche, mais en vain…, la bastos avait brûlé sa cervelle… Évidemment, le locataire de l’Élysée fut destitué aux premières lueurs de l’aube et jeté dans un cachot dans la foulée, ainsi que le premier ministre, qui s’était odieusement écarté pour ne pas prendre la bastos, ayant l’outrecuidance de ne pas se sacrifier pour le bien-aimé président Farfi qui fut nommé à l’unanimité président posthume de la république française, qui fut présidée provisoirement par le grand rabbin de France, suite à un vote au Parlement, à l’unanimité. En attendant de siffler les Goyim pour de nouvelles élections.

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3 Commentaires

  1. Viktor von Berg

    19 juillet 2025 à 18 h 57 min

    MDR! Bon sang, je viens de m’apercevoir que CRIF est l’anagramme de FRIC! Comme quoi l’humour peut débloquer certains neurones…

    Répondre

  2. Morsy

    28 juillet 2025 à 21 h 55 min

    Bonjour M. Hadjiat

    Excellent !! rien à ajouter .

    Merci.

    Cordialement.

    Répondre

  3. miiraslimake

    18 décembre 2025 à 11 h 56 min

    eh oui ! c’est anecdotique. Mais il y a plus sérieux : avez-vous remarqué que depuis quelques années on taxe d’être « extrème-droite » tous ceux qui conteste le dircours fascisme 2.0 !civid réchauffisme, refus du racisme anti-russe, etc etc. Bon, soyos concret ces médias, penseurs etc, qui seriaient d’ »extrème-doite » ça veut dire quoi au fait ? sont-ils pour le rétablissement de la royauté ? Non, sont-ils pour l’intégrisme catholique d’Etat ? non, sont ils fascistes ? – euh ce sont plutôt les covidistes qui retrouvent les critères et les comportements nazis ! Sont-ils totalitaires ? non ! au contraire ils n’arrêtent pas de dénoncer la censure , et toutes les atteintes aux libertés . Alors ? il attaquent Blackrock et le grand capital, l’impérialisme, le bellicisme, ils défendent les travailleurs, les ibertés, l’hmanisme. C’est des combats de GAUCHE tout ça !
    Alors ? Je coir que l’explication est dans ce que cette équation à quoi se résume ce qu’ veulent instiller leurs accusateurs : Extrème-droite = racisme et racisme = antisémitisme, et antisémitisme = critique du génocide pratiqué contre la gazaouis. Bref vous avez compris, cherchez du côté d’un certain lobby qu’on n’a pas le droit de nommer.
    Et alors tout s’éclaire

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