Accueil Non classé Une religion pour les Européens, par Lotfi Hadjiat

Une religion pour les Européens, par Lotfi Hadjiat

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Un spectre hante l’« Union » « Européenne », le spectre identitaire. Toutes les puissances cosmopolites se sont unies en une alliance financière pour traquer ce spectre. Cette « Union » cosmopolite « Européenne » qui dirige l’Europe clame que l’européanité se définit par les lois cosmopolites, qui dissolvent toute identité ethnique européenne… Et les identitaires clament que tout comme il y a une définition raciale du Chinois, il doit y en avoir une de l’Européen, qu’il y en avait une et qu’elle a été remplacée par une définition juridique, exclusivement juridique. Les cosmopolites « européens » clament encore qu’une Europe sans plus du tout d’Européens raciaux, pas le moindre, serait encore une Europe pour peu qu’elle conserve sa définition juridique et ses valeurs cosmopolites et financières. Les identitaires clament au contraire que l’Europe sans le moindre européen racial ne serait plus l’Europe. Finalement, l’« Union » cosmopolite « Européenne » a détruit les nations, au prétexte que les nations c’est la guerre et que l’« Union » « Européenne » c’est la paix, lors que les identitaires annihilent ce qui restent des nations, au prétexte que la nation écrase les identités et que le seul moyen de ne pas perdre les identités c’est de les affirmer communautairement. Finalement, l’« Union » cosmopolite « Européenne » a détruit la logique nationale pour la remplacer par une logique fédéraliste législative, et les identitaires veulent détruire celle-ci et celle-là pour les remplacer par une logique communautaire ethnique. La logique identitaire conduirait donc à une myriade de communautés ethniques européennes qui ne pourraient pas se défendre contre une menace majeure, sauf à constituer pour la circonstance une armée commune… ou un commandement commun qui commanderait au sein d’une coalition toutes les petites armées communautaires. Comme Vercingétorix qui prit le commandement des tribus gauloises coalisées face à l’offensive romaine, et qui fut vaincu à Alésia par César… Cela laisse à penser qu’une armée de circonstance ne peut pas vaincre une armée impériale, ou nationale. Reste donc deux options pour les Européens pour ne pas disparaître ethniquement : la nation ou l’empire. Mais une nation, ou empire, qui préserverait les identités ethniques. Comme l’empire romain, ou l’empire carolingien (qui a toutefois massacré les Saxons, au prétexte qu’ils refusaient le christianisme… ). Commençons par la nation, ce ne sont pas les lois qui font la cohésion nationale, c’est bien plutôt la cohésion ethnique, fondée sur la communauté raciale et sur un mode vie commun, fondé lui-même sur une culture commune, une histoire commune, des croyances communes. C’est la communauté symbolique qui fait la communauté sensible, plutôt que l’inverse. Certains identitaires ne jurent au contraire que par l’identité raciale, et considèrent que la communauté raciale fait non seulement la communauté sensible mais aussi la communauté symbolique, que la race fait tout, que leur religion c’est leur race ! Et que sauver la race, c’est sauver tout ! Il serait tout aussi absurde de penser que la race ne fait rien, que tout est acquis et que rien n’est inné. La vérité est sans doute entre les deux. Ainsi donc, une nation ne peut-être fondée que sur une communauté symbolique fondant elle-même une communauté sensible à partir d’une communauté raciale. L’empire n’est finalement qu’une communauté symbolique élargie à une communauté raciale élargie. Pour la nation comme pour l’empire, une communauté symbolique est donc nécessaire, et il est de moins en moins évident de déceler aujourd’hui parmi les Européens une communauté symbolique non-fragmentée. Parlons enfin des identitaires persuadés de la supériorité intemporelle de la race blanche européenne sur toutes les autres, en tout lieu et en tout temps donc. À ce propos, observons simplement que, du fait d’une beaucoup trop faible natalité, de la banalisation de la contraception et de l’avortement, et de leur remplacement par des populations non-blanches européennes ainsi que du métissage quasi-généralisé par matraquage idéologique, les Blancs européens sont voués à la disparition, et qu’ils disparaissent sans livrer bataille – ce qui n’est pas la preuve d’une supériorité raciale ! -, sans livrer bataille surtout aux traîtres qui les dirigent, qui les remplacent en imposant des politiques migratoires folles et qui les exposent à toutes les violences (nombreux attentats sanglants en 2015 et 2016, et Hollande est resté président !). Les blancs européens n’étant plus attachés à une communauté symbolique, et pour cause, celle-ci a été tellement fragmentée qu’elle n’existe plus, leur communauté raciale ne peut-être sauvée qu’en sauvant la communauté sensible (affaiblie en l’occurrence), qui elle-même ne peut-être sauvée qu’en sauvant ou restaurant ou recréant la communauté symbolique. La conscience raciale, ou ethnique, ne suffit pas à sauver un peuple de sa disparition, et de toutes façons cette conscience est faible chez les blancs Européens, majoritairement acquis à l’universalisme républicain, qu’ils ont eux-mêmes produit !… Cet universalisme n’existait pas dans l’Antiquité, où l’on ne se définissait d’ailleurs pas par race biologique mais par lignée, remontant parfois jusqu’aux dieux… Pour éviter leur disparition, les blancs européens doivent donc créer une communauté symbolique, une communauté qui les relie symboliquement. Autrefois on appelait cela une religion… ce mot religion vient du mot latin religere, re-ligere, qui veut dire re-lier. Lier à nouveau ce qui autrefois fut lié. Les Romains avaient déjà l’intuition d’avoir perdu un lien qu’il leur fallait restaurer, renouer. Un lien symbolique, donc. Un lien par-delà la mort. Depuis les croyances religieuses du peuple Yamna jusqu’aux Européens du XIXème siècle, en passant par les Olympiens grecs et le christianisme, les Européens ont été liés symboliquement par des croyances religieuses à un par-delà la mort. Aujourd’hui, les Européens ne croient plus à ce par-delà. Ils se répètent du matin jusqu’au soir : on n’a qu’une vie, il faut en profiter au maximum. Ils réclament des preuves irréfutables avant d’y croire. Ils réclament des preuves matérielles de l’immatériel, des preuves visibles de l’invisible, des preuves tangibles de l’intangible… Les anciens européens étaient émerveillés par la prodigieuse harmonie de la nature jusqu’à en intuitionner un sentiment d’éternité. Aujourd’hui, les Européens n’intuitionnent plus grand chose, ils veulent comprendre rationnellement, mais ne comprennent finalement rien, et ne comprennent surtout pas leur extinction prochaine. Lorsque la porte de l’intuition se ferme, il est difficile de la rouvrir, si tant est qu’on veuille la rouvrir… les Européens ne le veulent pas, et en général, ils s’en foutent comme de leur première console de jeu, ou en rigolent. Qu’y a-t-il à faire pour quelqu’un qui est indifférent à la disparition de sa race… ? Qui s’en moque éperdument… Certains diront encore que l’on peut tout à fait ouvrir personnellement un lien sacré sans se préoccuper du tout de la disparition de sa race. Ce qui est vrai, car le lien spirituel est universel, mais la manière de le ritualiser est particulière, propre à chaque peuple. Les sacrifices sacrés sont par exemple ritualisés diversement. Seuls les sacrifices sacrés peuvent rouvrir la porte de l’intuition. Voilà plus de 5000 ans, les Yamna – peuple proto-indo-européen, proto-aryen – pratiquaient déjà des sacrifices sacrés, des sacrifices d’animaux. Le sacré c’est le monde invisible. Et ce monde est souverain. Que doit-on sacrifier à ce monde souverain, pour en être protégé, pour prospérer, ou simplement y être lié ? Eh bien on doit lui sacrifier notre part d’animalité. Car nous avons une nature animale. Et une nature spirituelle. Notre part d’animalité nous attache au monde visible jusqu’à nous y asservir. Je ne suggère pas seulement ici la monogamie, mais encore la maîtrise des instincts bestiaux (et Dieu sait si on a des instincts bestiaux inavouables !). Par le sacrifice de notre part d’animalité, nous convertissons notre énergie animale en énergie subtile, en grâce spirituelle qui ouvre les portes de l’intuition, du monde invisible. Ces portes se ferment quand se manifeste l’orgueil, qui est une forme de bestialité, ou quand se manifeste la volonté de domination ou d’assujettissement, volonté animale. Qui veut assujettir est déjà assujetti. Le monde visible est assujetti au monde invisible, mais il n’y a aucune volonté de ce monde invisible d’assujettir le monde visible. La souveraineté du monde invisible est tout simplement ontologique. La souveraineté ne s’acquiert pas par la force. En tous cas la souveraineté de l’esprit. Elle ne s’acquiert pas. Elle s’accueille. Intuitionner c’est accueillir. Et pour accueillir, il faut conquérir tout ce qui pourrait résister à cet accueil, conquérir toutes résistances sémantiques. Conquérir une résistance sémantique, ce n’est pas comprendre, ce n’est pas se représenter logiquement quelque chose, c’est envisager d’autres sens possibles, en creusant la présence visible jusqu’à la présence invisible, c’est dé-représenter nos représentations qui constituent précisément nos résistances sémantiques. Nous devons dé-représenter notre représentation du monde visible pour intuitionner le monde invisible, représentation qui résiste sémantiquement à notre intuition, résistance que nous devons conquérir. Une perspective religieuse pour les Européens pourrait donc se développer selon un sacrifice sacré et suivant une conquête sémantique, pour retrouver, renouer le lien avec la souveraine présence de l’esprit, lien qui tissera cette communauté symbolique qui leur fait tant défaut. 

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