Accueil Non classé « Le Christ c’est la mort », par Lotfi Hadjiat

« Le Christ c’est la mort », par Lotfi Hadjiat

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Il se passe quelque chose d’étrange au royaume de France. Après avoir ruiné le peuple de la fille aînée de l’Eglise, les marchands du Temple, ayant du mal au royaume d’Israël à repousser les Sarrazins, en submergèrent ledit peuple ruiné, escomptant leur proposer alliance contre les Sarrazins. Mais ledit peuple ruiné s’insurge contre les marchands du Temple et menace le Temple. Le porte-parole du Temple, Eretz Zeummour, est dépêché auprès du peuple de la fille aînée de l’Eglise pour l’appeler à une alliance contre les Sarrazins, et obtient assez rapidement le soutient de Caïphe de Villiers, héraut de l’Eglise, qui entraîne dans son sillage le peuple de la fille aînée de l’Eglise, lequel peuple, convaincu par Eretz Zeummour et Caïphe de Villiers que Temple et Église ne font qu’un et que la scission entre les deux n’était qu’égarement, avance les trente deniers de la trahison de Judas, en guise de garantie de loyauté au Temple. Le porte-parole du Temple compte les pièces. « Le compte n’y est pas », lance-t-il au peuple de la fille aînée de l’Eglise. « Faites-nous une offrande pour un sacrifice, recrucifiez le Christ », dit le porte-parole. Le peuple murmure : « Le recrucifier ?!… Le Christ n’est-il pas la vie éternelle… ? ». Entendant leurs murmures, Eretz Zeummour éclate : « Non ! Le Christ n’est pas la vie éternelle, n’est pas la liberté. Le Christ c’est la mort ! Et les usuriers c’est la vie ! ». Caïphe de Villiers lance alors au peuple de la file aînée de l’Eglise : « Oui, le Christ c’est la mort. La mort sur la Croix. Les Sarrazins sont déjà là, entre nos murs ! Sacrifions-le Christ ! Recrucifions-le, et par ce sacrifice nous serons sauvés ! ». Trempant ses doigt dans le sang du Christ, Caïphe de Villiers dit au peuple : « Approchez, chacun de vous, vite, nous allons sceller la nouvelle alliance pour notre salut ! ». Et il traça avec le sang christique sur le front de chaque homme et de chaque femme du peuple de la fille aînée de l’Eglise, en lettres capitales : « LE CHRIST C’EST LA MORT ET LES USURIERS C’EST LA VIE ». Ainsi marqués du nouveau sacrement, les apôtres de la nouvelle alliance prêchèrent dans toutes les églises du royaume. Chaque jours, des fidèles vinrent grossir les rangs de cette nouvelle alliance. Les usuriers distribuaient l’hostie aux bouches décharnées des nouveaux fidèles, qui recevaient ensuite la marque du nouveau sacrement. Puis, la croisade contre les Sarrazins fut annoncée. Eretz Zeummour et les marchands du Temple expliquèrent au peuple qu’ils seraient plus à l’aise à Jérusalem pour diriger les opérations, et ils se réfugièrent confortablement en terre sainte alors que la croisade sanglante s’apprêtait à sévir dans la douce France. Une Sarrazine voilée se détache du rang des Sarrazins et déclare alors au peuple de la fille aînée de l’Eglise : « Ô peuple d’Adam. Paul de Tarse l’israélite a inventé la notion de culpabilité originelle pour vous la coller sur le dos et vous embarquer dans la culpabilité de la maison d’Israël. Jésus disait lui-même, selon l’évangile de Matthieu, qu’il n’avait « été envoyé que pour les brebis égarées de la maison d’Israël » (la maison d’Israël, pas la maison de Juda), pas pour l’humanité entière. Jésus n’a jamais parlé de culpabilité originelle que Adam aurait transmise à l’humanité, et donc à vous Européens. Selon l’islam, Adam fut pardonné par Dieu après avoir commis sa faute dans le paradis perdu, l’Hyperborée, selon toutes vraisemblances ; Adam présente d’ailleurs toutes les similitudes avec le dieu grec Apollon l’Hyperboréen. Ô peuple d’Adam, vous n’êtes pas coupables originellement. Ces perfides enfants d’Israël vous ont collé leur culpabilité à eux, leur culpabilité qui remonte à Israël, le rebelle à Dieu ; Israël, l’autre nom de Caïn. S’il y a une culpabilité originelle, c’est celle de Caïn assassin de son frère Abel-le-juste, comme l’appelait Jésus. C’est la culpabilité originelle de Caïn qui fut transmise à ses descendants, c’est-à-dire aux Israélites, culpabilité qui s’est alourdie avec la mise à mort du Christ à l’instigation des autorités israélites, qui firent faire perfidement la sale besogne par les Romains… Dans les premiers temps, les Européens refusèrent légitimement qu’on leur colle cette culpabilité originelle, mais ils la refusèrent avec tant d’excès, tant de persécutions que la justice divine opéra : l’empereur Constantin leur imposa le christianisme paulinien, et leur imposa donc la culpabilité originelle. Mais le message divin de Jésus perçait à travers le dogme paulinien, et ce message fut célébré particulièrement par les merveilleuse cathédrales. Néanmoins, une partie des israélites ne suivit pas le Christ et resta fidèle à Israël, fidèle à Caïn, assumant intérieurement, difficilement, inconsciemment, leur double culpabilité (Abel et le Christ) mais ne l’assumant pas extérieurement, affirmant au contraire obstinément Israël comme la lumière de l’humanité… Là aussi la justice divine opéra, et ils furent persécutés pendant près de deux millénaires. Mais leur riposte, leur vengeance advint, une vengeance diabolique, en fomentant une révolution par le biais des Loges, révolution qui finalement triompha et colla aux Européens, en plus de la culpabilité originelle, l’universalité légale qui imposait par la loi la fraternité républicaine avec les israélites (l’égalité et la liberté citoyennes existaient déjà chez les Romains). Cette universalité fut inspirée directement de Paul de Tarse, l’israélite rédimé, qui fonda l’idée de « catholique », qui en latin veut dire universel ; l’Eglise des apôtres à Jérusalem ne s’est jamais ouverte aux Goyim, sauf exceptions, tardives, la rédemption n’était initialement destinée qu’aux Juifs. Paul fut le premier mondialiste, abolisseur de toutes les frontières… Les Européens n’avaient pas collectivement besoin de rédemption, la maison d’Israël si. La république universelle d’obédience israélite s’installa donc en Europe. Mais cette obédience et cette république universelle – qui au passage fut la justification de la colonisation – furent peu à peu contestées. Contestation qui finalement se mua en riposte, en Allemagne à l’approche du milieu du XXème siècle… riposte qui déboucha sur une guerre qui embrasa le monde, guerre perdue par l’Allemagne. Après la guerre, la mouvance israélite accabla de culpabilité inexpiable les Allemands et les Européens en général… Et malgré tout cela, vous décidez de faire alliance avec les israélites !!! ». Abasourdis, il y eut un grand silence parmi eux. « N’écoutez pas les délires de cette Sarrazine, les Sarrazins sont nos ennemis historiques depuis Toulouse, Poitiers, Roncevaux… jusqu’à aujourd’hui ! », intervint Caïphe de Villiers. « À propos de Roncevaux, Eginhard, l’hagiographe de Charlemagne, dans son hagiographique Vita Karoli Magni, passa habilement sous silence la cuisante défaite de son maître. En effet, l’armée de Charlemagne, après son échec à Saragosse, en Espagne, face aux musulmans, repasse les Pyrénées, en pillant et dévastant au passage Pampelune, ville pourtant chrétienne, et se fait finalement massacrer par les Vascons à Roncevaux, pour venger Pampelune. La Chanson de Roland transforma les Vascons en Sarrazins et cette cuisante défaite en victoire ! ». « Saisissez cette mystificatrice ! », s’exclama Caïphe de Villiers. « Ne vous donnez pas ce mal. Avant de vous quitter, sachez seulement que l’islam ne vous colle pas sur le dos une culpabilité collective, vous n’y trouverez ni culpabilité originelle, ni fraternité avec les israélites imposée par une loi, ni culpabilité inexpiable… Vous trouverez en revanche une profonde déférence pour Jésus et Marie, si toutefois cela a un encore un sens pour vous… La culpabilité dont vous êtes accablés vous a été collée par ceux avec qui vous voulez faire alliance aujourd’hui !… ». Les nouveaux fidèles murmurèrent. « N’écoutez pas cette manipulatrice ! Le Christ c’est la mort ! Elle essaie de vous convertir ! », s’écria Caïphe de Villiers. « Non, je ne cherche pas à vous convertir, les Européens n’ont pas besoin de rédemption collective, ils ont simplement besoin, comme tous les peuples, de servir le divin, comme ils le faisaient dans l’antiquité, avec leurs conceptions, des conceptions qui évidemment pourraient être actualisées. Une dernière chose, le Christ ce n’est pas la mort, c’est la vie, la vie divine… En revanche, Paul de Tarse c’est la mort, c’est votre mort », répliqua-t-elle et disparut. Les questions se répandirent dans les rangs de la nouvelle alliance et la croisade retomba comme un soufflé. 

 

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